Des chercheurs d’IBM Research Almaden, à San Jose en Californie, ont annoncé la création du plus petit aimant, utilisant un seul atome d’Holmium (symbole Ho), un métal du groupe des terres rares.

Sur ce petit aimant, ils ont réussi à stocker un bit de données, écrasant ainsi tous les records de densité de stockage de données. En comparaison, un disque dur traditionnel utilise environ 100 000 atomes pour stocker un bit.

Les chercheurs ont démontré qu’on pouvait lire et écrire un bit d’information sur l’atome en envoyant un courant électrique qui positionne la direction magnétique d’un atome en haut ou en bas.

Et qu’il était possible de lire et d’écrire indépendamment sur deux atomes séparés l’un de l’autre par une distance de seulement un nanomètre, soit le millionième de la taille d’une tête d’épingle.

À terme, on pourrait stocker par exemple les 35 millions de chansons d’iTunes sur un appareil de stockage du volume d’une carte de crédit.

Le stockage deviendra 1 000 fois plus dense qu’aujourd’hui, ce qui réduira de façon radicale la taille des data centres, des ordinateurs et des appareils mobiles.

Ce futur est encore éloigné. Comme le reconnaissent les chercheurs de l’équipe menée par le Dr Christoph Lutz, l’information magnétique n’est actuellement reconnue que pendant quelques heures.

Pour leur expérimentation, détaillée dans la revue Nature, les chercheurs ont utilisé un microscope à effet tunnel, un outil inventé par IBM en 1981, et pour lesquels deux de ses chercheurs, Gerd Binnig et Heinrich Rohrer, reçurent le prix Nobel de physique en 1986.