Lyft, le concurrent californien d’Uber, a conclu sa série G de financement, avec la levée de 600 millions de dollars sur la base d’une valeur d’entreprise post-investissement de 7,5 milliards de dollars (respectivement 566 millions et 7 milliards d’euros).

De nouveaux investisseurs ont participé à la levée de fonds : Alliance Bernstein, Baillie Gifford, KKR et PSP Investments, tout comme des anciens comme Janus Capital et Rakuten.

Au total, la start-up a levé 2,61 milliards de dollars depuis sa création en 2008.

Au premier trimestre, le nombre de courses effectuées a augmenté de 34 % séquentiellement, et de 142 % en glissement annuel, pour atteindre 70,4 millions.

L’entreprise a largement profité de toutes les affaires affectant Uber : harassements sexuels présumés, vol présumé de propriété intellectuelle, vive altercation du patron avec des chauffeurs, problèmes du programme de test des voitures voitures autonomes, campagne #DeleteUber suite à la réaction de l’entreprise à l’annonce de la première vague d’interdictions de voyager de Donald Trump.

Pour autant, Lyft est comme son concurrent, jusqu’à preuve du contraire, une machine à pertes. D’après Bloomberg, Lyft a perdu entre 600 et 700 millions de dollars en 2016.

D’un côté, les optimistes estiment que les start-up comme Lyft et Uber changent fondamentalement la façon dont les gens considèrent la possession d’un véhicule et le transport.

De l’autre, les pessimistes se demandent si la croissance n’est pas entièrement artificielle, subventionnée par des investisseurs prêts à perdre des sommes substantielles sur chaque course, à coups de bonus pour les chauffeurs et de réductions sur les courses pour les clients.

 

 

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