On a reproché à juste tire à Facebook d’être le plus gros vecteur de désinformation de la campagne présidentielle américaine de 2016, et d’avoir abdiqué sa responsabilité, en tant qu’un des plus gros vecteurs d’information du grand public, de censurer ces contre-vérités.

Facebook avait ainsi distribué des articles affirmant à tort que la candidate Hillary Clinton avait vendu des armes à Daech, que Trump avait dit dans un entretien de 1998 que s’il se présentait à l’élection présidentielle, ce serait en tant que républicain, car c’est le groupe d’électeurs les plus bêtes du pays, ou que le Pape soutenait Donald Trump.

De réseau social, Facebook est devenu pire que le moins respectable des journaux à scandale.

À de nombreuses reprises, sont CEO Mark Zuckerberg a rejeté toute responsabilité, dédouanant son entreprise de propager les fausses nouvelles.

Pour esquiver les critiques en France, à neuf jour du premier tour de l’élection présidentielle, Facebook s’est offert des pleines pages dans des quotidiens nationaux tels que 20 minutes, les Échos, Libération, le Monde, le Parisien.

Avec dix conseils au lecteur pour identifier les fausses informations, tels que « Vérifiez les preuves apportées ».

Ce qui ressemble plus à une campagne de relation publique qu’un engagement ou qu’une véritable politique de lutte contre les fausses informations.

Parce que les encarts ne sont disponibles que dans les versions papier des journaux, et non également sous forme électronique.

Et parce qu’il nous semble bien peu probable que les lecteurs des Échos ou du monde s’informent en premier lieu sur Facebook.