Que serait une semaine sans un remous causé par Uber ?

Après avoir remercié un administrateur pour cause de remarque sexiste, Uber est à nouveau poursuivie par une victime de viol.

Les faits remontent à 2014, Le violeur, Shiv Kumar Yadav, était un chauffeur de Uber à New Delhi. Il avait dévié la course, éteint son portable pour ne pas être repéré, et violé sa cliente. Il a été depuis reconnu coupable d’enlèvement et de viol, et sert une peine de prison à vie.

Le lendemain, Uber était temporairement interdite à New Delhi, et vivement critiquée pour la piteuse qualité de ses vérifications d’antécédents.

L’affaire aurait pu s’arrêter là, car à l’époque, la jeune pousse semblait toute contrite.

Une posture pour la galerie à en croire l’avocat de la victime, qui traîne Uber et trois de ses dirigeants devant la Cour fédérale de district du district nord de la Californie : Travis Kalanick, Emil Michael et Eric Alexander pour intrusion dans les affaires privées, divulgation publique d’informations privées, et diffamation.

En privé, les enquêteurs et les employés de Uber ont illégalement obtenu le dossier médical de la victime et ses mises à jour au fur et à mesure du développement de l’affaire. Ces informations ont été largement partagées avec la direction, et exploitées pour soutenir une thèse selon laquelle l’affaire serait le complot d’un compétiteur comme Ola, pour saboter les affaires de Uber en Inde.

Aujourd’hui, l’entreprise est à nouveau contrite :*

« Personne ne devrait avoir à revivre une expérience si terrible que celle-là, et nous sommes vraiment désolés qu’elle [la victime, NdE] ait eu à la revivre  ces dernières semaines. »

Uber aurait pourtant encore le dossier médical de la victime.

Aucun des trois accusés, dont deux ont dû quitter précipitamment la firme ce mois-ci suite à l’intérêt médiatique pour l’affaire, n’a souhaité s’exprimer.

 

 

* Traduction : Le Diligent