La maison mère de Google a publié ses résultats financiers pour le second trimestre 2017, se terminant au 30 juin 2017.

En glissement annuel, le chiffre d’affaires est en hausse de 21 % à 26 milliards de dollars, et le résultat net chute de 27 % à 3,5 milliards (respectivement 22,3 et 3,0 milliards d’euros).

Sans le paiement de l’amende de 2,42 milliards d’euros de la Commission européenne pour abus de position dominante dans le secteur des comparateurs de prix, le résultat net aurait été en hausse de 28 % à 6,2 milliards de dollars.

La publicité représente 87 % du chiffre d’affaires d’Alphabet, en hausse de 17 % par rapport à l’année dernière. La chute du revenu moyen par clic, de 23 %, a été compensée par l’augmentation de 52 % du nombre de clics, reflétant deux tendances : les parts toujours plus importantes des appareils mobiles et de YouTube pour les revenus publicitaires de l’entreprise.

Les coûts d’acquisition de trafic augmentent plus rapidement que les revenus publicitaires : 28 %, ce qui pèse sur les marges.

Durant la conférence téléphonique, la directrice financière Ruth Porat indique que l’entreprise se concentre sur la croissance du bénéfice en dollars.

Les ‘autres revenus’ sont en hausse de 42 % à 3,1 milliards de dollars. Ils sont constitués des chiffres d’affaires, qu’Alphabet ne détaille malheureusement pas, du Google Play, le magasin virtuel Android, Google Cloud Platform, et le hardware.

Sundar Pichai, le CEO de Google, qui a été élu 13e membre du conseil d’administration d’Alphabet, note quand même que les revenus de son service d’informatique en nuage sont en forte croissance, en particulier les contrats de plus de 500 000 euros, les plus rentables.

Les ‘autres paris’, qui incluent WayMo, affichent un chiffre d’affaires en hausse de 34 % à 248 millions de dollars, pour une perte gigantesque, mais légèrement en baisse, de 772 millions de dollars.

Le cours de l’action d’Alphabet, en hausse de 26 % depuis le début de l’année, est en baisse d’environ 2,5 % avant l’ouverture de la Bourse.