Le chiffre d’affaires d’Amazon au deuxième trimestre, se terminant au 30 juin 2017, augmente de 25 % à 38 milliards de dollars par rapport au 2e trimestre 2016, et le résultat net chute de 73 % à 197 millions de dollars (respectivement 32 milliards et 168 millions d’euros).

Malgré la croissance, le résultat d’exploitation aux États-Unis baisse de 38 %, et les pertes d’exploitation à l’international sont multipliées par 5,36.

Des résultats largement inférieurs aux attentes des analystes.

Au prochain trimestre, le distributeur n’écarte pas l’hypothèse d’une perte, la première depuis deux ans.

Le cours de l’action, qui a bondi de 39 % depuis le début de l’année, est en baisse de 3 % après la clôture de la Bourse de New York.

Amazon est l’une des rares entreprises à se prévaloir d’un multiple de capitalisation de près de 200 sur la durée, dans l’espérance que tous les investissements conduiront un jour à une marge bénéficiaire élevée – ce qui n’est toujours pas arrivé après plus de 20 ans.

À court terme, les experts en distribution estiment que Amazon ne peut être rattrapé, même par un concurrent trois fois plus gros comme Walmart. Ses clients Amazon Prime sont l’envie du secteur, avec des dépenses largement supérieures aux clients lambda. Toutefois, le numéro un mondial de la distribution investit avec persistance dans le numérique, et pourrait à moyen terme freiner la croissance d’Amazon.

Le chiffre d’affaires de Amazon Web Services (AWS), son service d’informatique en nuage, est en hausse de 42 % à 4,1 milliards de dollars, et son résultat d’exploitation est en hausse de 27 % à 916 millions de dollars (respectivement 3,5 milliards et 782 millions d’euros).

Si la croissance est notable, elle est très inférieure à celle de son concurrent Microsoft Azure (98 %) et probablement de celle de Google Cloud Platform, Alphabet ne divulguant pas les résultats de sa filiale.