En glissement annuel, le chiffre d’affaires d’Altice N.V. est en hausse de 2,7 % au deuxième trimestre 2017 à 5,96 milliards d’euros, et son EBITDA ajusté est en hausse de 6,9 % à 2,41 milliards d’euros.

En France, le chiffre d’affaires de SFR est en baisse de 0,4 % à 2,76 milliards d’euros, et l’EBITDA ajusté se contracte de 4,6 % à 953 millions, avec une marge brute en baisse de 1,5 %.

C’est aux États-Unis qu’il faut chercher la croissance : chiffre d’affaires en hausse de 5,8 % à 2,11 milliards d’euros, EBITDA ajusté bondissant de 25,3 % à 913 millions et marge en hausse de 6,7 %.

Durant le trimestre, Altice a poursuivi ses investissements au Portugal avec l’acquisition de Media Capital, a vendu SFR BeLux à Telenet, a acquis TEADS, la première place de marché pour la publicité vidéo, a conclu un accord avec Netflix et annoncé que son portfolio de marques laissera place à une unique marque, Altice, et un unique logo.

Mi-juillet, l’entreprise qui se présente comme leader de la fibre en France, mais en comptant ses liaisons coaxiales, ambitionne de devenir leader de la fibre optique FttH d’ici 2025, même sans subventions publiques, en déployant un réseau parallèlement à celui d’Orange, alors que le plan très haut débit de l’État visait une mutualisation des infrastructures.

Une décision qui pourrait mettre à mal la pérennité des réseaux en cours d’installation dans les campagnes, et qui ravive les tensions avec son concurrent Orange, qui obtient de meilleurs résultats financiers en France.

Michel Combes, le directeur général d’Altice commente :

« Notre progression sur le deuxième trimestre montre que la vision de la convergence d’Altice est réellement en train de prendre forme. Nos déploiements en très haut débit, nos innovations et investissements dans les contenus portent la croissance d’Altice à des niveaux de plus en plus élevés ».

Le cours de l’action est à 14 heures en baisse de 2 %. Depuis le début de l’année, le cours est en hausse de 14 %.