La GSMA qui représente les intérêts des opérateurs mobiles dans le monde, annonce son adhésion à l’Alliance pour un service Internet abordable (A4AI), une coalition mondiale diversifiée de plus de 50 membres qui se sont engagés à baisser le coût d’accès à Internet dans les pays en développement via la réglementation et la réforme de la politique. La GSMA travaillera en étroite collaboration avec A4AI pour déterminer les politiques et les obstacles réglementaires à l’accès à Internet à prix accessible.

Anne Bouverot, la directrice générale de la GSMA  a commenté:

Anne Bouverot« nous nous félicitons de devenir membre de l’Alliance pour Internet abordable et de s’attaquer à l’un des défis technologiques les plus pressants dans les pays en développement. D’après nos renseignements, le taux de pénétration du téléphone mobile est aussi faible que 20 % en Éthiopie, 28 % en Inde et 30 % au Pakistan, même si le nombre d’utilisateurs est plus élevé vu qu’il y a beaucoup plus de cartes SIM que de téléphones.

« Il y a un besoin urgent pour des smartphones abordables, le déploiement rapide et rentable des infrastructures à large bande sans fil dans les zones rurales et la promotion de l’alphabétisation numérique afin de connecter les sans connexion dans les collectivités mal desservies dans le monde entier. »

Sonia Jorge, directrice exécutive de l’A4AI a ajouté:

Sonia Jorge« En dépit de récentes chutes des prix, le haut débit mobile reste prohibitif dans la plupart des pays en développement. Un rapport récent de l’A4AI a souligné que, pour ceux qui vivent avec moins de 2 dollars par jour, le haut débit mobile coûte plus de 20 % des revenus dans de nombreux pays et monte en flèche jusqu’à 48 % du revenu en Colombie et 35 % en Zambie. »

Lancé en octobre 2013, l’A4AI vise principalement à atteindre un coût inférieur à 5 % des revenus pour l’accès à haut débit d’entrée de gamme, comme préconisé par la commission idoine des Nations unies. L’A4AI affirme que l’obstacle n’est pas technique, mais politique et réglementaire.

Les membres de l’Alliance comprennent des entreprises privées telles qu’Alcatel-Lucent, Cisco, Ericsson, Facebook, Google, Intel, Microsoft ou Omidyar, Research, des organismes du secteur public comme ICT Africa ou le ministère britannique pour le développement International (DFID), et des fondations et organismes de la société civile comme l’Internet Society ou la Fondation World Wide Web.

La GSMA représente les intérêts des 800 opérateurs de téléphonie mobile dans le monde entier et tout l’écosystème mobile des fabricants aux éditeurs de logiciels en passant par les sociétés Internet. Elle produit des événements de pointe tels que le Mobile World Congress et la Mobile Asia Expo.

Notre analyse

Si l’accès au haut débit pour tous est souhaitable, et que l’on ne puisse que se réjouir du travail en ce sens de la GSMA et de l’AI4A, la démarche de ces deux alliances n’est pas désintéressée. Il y a beaucoup d’argent en jeu pour les fournisseurs d’infrastructure, les opérateurs et les fournisseurs de services. Les obstacles sont-ils vraiment purement réglementaires ? On peut en douter.

Doit-on penser comme Mark Zuckerberg que la connectivité est un droit humain ?Inversement doit-on donner priorité aux besoins fondamentaux comme le pense Bill Gates ? Les deux démarches sont complémentaires quoi qu’il en soit.