La société ZeniMax Media, ancienne employeuse de John Carmack, accuse ce dernier d’avoir emporté avec lui illégalement de la propriété intellectuelle en allant chez son nouvel employeur, Oculus VR.

John Carmack est une légende du monde informatique. Il a créé id software et lancé l’une des franchises de jeux les plus connues : Doom. Il y a quelques mois, il rejoignait la start-up de réalité virtuelle Oculus VR, qui a été rachetée depuis par Facebook pour 2 milliards de dollars (1,45 milliard d’euros).

Dans une lettre obtenue par le Wall Street Journal, on pouvait lire : (NdE: traduction du Diligent)

« C’est grâce aux efforts concertés de M. Carmack, utilisant des technologies développées pendant des années chez ZeniMax, et qui lui appartiennent, que M. Luckey (le fondateur d’Oculus VR) a pu transformer son rêve d’entreprise en réalité. »

En 2012, Palmer Luckey, dans un entretien au New-York Times racontait comment la chance de sa vie arriva, lorsqu’il discuta en ligne avec John Carmak, qui s’intéressait depuis longtemps à la réalité virtuelle. Jusque-là, Luckney avait juste un prototype de casque fondé sur un masque de ski Oakley. Il l’envoya à Carmack qui, impressionné, le pris avec lui pour le montrer lors de la conférence E3.

John Carmack répondait dans un tweet :

« Aucun de mes travaux n’a jamais été breveté. ZeniMax possède le code source que j’ai écrit, mais elle ne possède pas VR. »

 

Mais d’après ZeniMax, la technologie propriétaire et le savoir-faire de Carmack, développés lorsqu’il était employé, et qui sont utilisés par Oculus, lui appartiennent.

Cela fait deux ans que ZeniMax est en discussion avec Oculus VR et souhaite une participation dans le capital comme paiement pour sa propriété intellectuelle. Oculus aurait proposé une participation inférieure à dix pourcents, ce qui ne serait pas été assez.