Le site controversé de partage d’images Snapchat, qui permet d’envoyer et de voir des photos et vidéos de façon éphémère, et utilisé notamment pour le sexting (anglicisme que nous préférons à la trouvaille de l’Académie française, textopornographie), vient d’annoncer une nouvelle fonctionnalité : le chat vidéo et la messagerie en temps réel.

En balayant le nom d’un contact dans la boîte de réception, on ouvre une fenêtre de chat.

En laissant appuyé un doigt sur le nom d’un ami, une fenêtre de vidéoconférence s’ouvre. En relâchant la pression, on ferme la fenêtre.

 

Ces fonctionnalités n’ont rien d’original et sont intégrées dans nombre d’applis. D’après Evan Spiegel, le jeune PDG de 23 ans, la différence est au niveau de l’interface, qui refuse la notion d’appel.

Quand un ami appelle il n’y a pas de bouton répondre. L’appelant peut parler et partager la vidéo autant qu’il veut. Le destinataire peut répondre en appuyant sur son écran. De même, il n’y a pas de bouton pour terminer une conversation.

Quand la session de messages instantanés est terminée, les messages sont effacés.

Néanmoins, rien n’empêche de prendre une photo d’écran de la conversation avant qu’elle disparaisse.

L’entreprise, qui à l’origine vantait l’appli pour la protection de la vie privée, mais qui en est incapable dans les faits, semble retourner sa veste et présenter cette possibilité de capture d’écran comme une fonctionnalité ! Et se contenter d’une philosophie « d’effacement par défaut ».

Notons d’ailleurs qu’elle n’a jamais su se protéger des pirates.

Les adolescents, cible principale de l’appli, ne semblent pas s’en préoccuper.