Le juge fédéral Yvonne Gonzales Rogers d’Oakland en Californie autorise le recours collectif contre AMD.

L’action en justice avait été intentée l’an dernier, accusant AMD de fraude boursière en cachant les problèmes affectant la production de la nouvelle gamme de processeurs Llano, modestement vanté comme ‘le processeur le plus innovant de l’histoire’.

Ces derniers étaient les premiers représentants des Accelerated Processing Units (APU), un terme marketing pour qualifier les processeurs intégrant un coprocesseur graphique (GPU).

Leur lancement initialement prévu pour 2009, fut reporté plusieurs fois jusqu’à 2011, occasionnant notamment des problèmes pour les entreprises ayant fabriqué des cartes mères compatibles invendables.

La plainte de 121 pages (PDF) rapporte que le directeur financier de l’époque, Thomas Seifert, avait affirmé lors d’une conférence téléphonique aux investisseurs en avril 2011, que les problèmes de production du Llano appartenaient au passé, et qu’AMD en aurait produit de vastes quantités pour avant le lancement au quatrième trimestre.

AMD aurait continué par la suite à répéter que les problèmes de production chez GlobalFoundries, l’ancienne unité de production d’AMD vendue à des fonds d’investissement, étaient résolus, et caché le fait que les processeurs disponibles étaient vendus exclusivement aux partenaires principaux, par manque de volume.

Le temps que l’entreprise règle effectivement les problèmes de production, les processeurs étaient dépassés et AMD révélait en octobre 2012 qu’elle devait prendre des charges de 100 millions de dollars pour inventaire invendable.

L’action perdit 74 % de sa valeur de mars à octobre 2012.

AMD avait demandé le rejet du procès en affirmant que la partie adverse n’avait pas fait valoir ses griefs. Pour le juge, les plaignants ont apporté suffisamment de preuves de violation de la section 10(b) du Securities Exchange Act, la loi fédérale régulant les marchés financiers secondaires.

Le recours collectif vise des dommages et intérêts pour Babak Hatamian, la caisse de retraite des enseignants de l’Arkansas, le groupe belge KBC, et tous les investisseurs ayant acheté des actions AMD entre avril 2011 et octobre 2012.