Quelques jours après la révélation des écoutes par la NSA des trois derniers présidents français, WikiLeaks fournit des documents montrant que la NSA espionne les grandes entreprises françaises depuis 2002 au plus tard.

Tous les contrats d’une valeur de plus de 200 millions de dollars devaient être analysés, notamment dans les domaines de la haute technologie, des transports, de l’énergie, des technologies vertes, de la santé et de la biotechnologie.

Ces informations sont destinées à être partagées avec les Cinq Yeux : Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle Zélande, Royaume-Uni.

 

La direction nationale du renseignement (Office of the Director of National Intelligence) a confirmé que la déclaration de son directeur James R. Clapper de 2013 sont toujours valables :

« Les services de renseignement américains collectent de l’information sur les affaires économiques et financières, et sur le financement du terrorisme. »

Ces informations ne seraient cependant pas exploitées

« Pour voler les secrets commerciaux de compagnies étrangères pour le compte de compagnies américaines afin d’améliorer la compétitivité ou la rentabilité de celles-ci. »

 

En collaboration avec WikiLeaks, Mediapart et Libération donnent des exemples très précis d’écoutes de hauts-responsables français, comme des conversations de Pierre Moscovici, alors ministre de l’Économie et des Finances.

 

Si ces nouvelles révélations ne doivent plus surprendre personne, elles confirment que les raisons invoquées par les États-Unis sont soit fausses (arrêt de l’espionnage des ‘alliés’ en 2013), soit des prétextes (lutte contre le terrorisme).