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Début septembre, Qualcomm présentait son dernier système sur une puce (SoC), le Snapdragon 820.

Pour mémoire, le Snapdragon 820 est composé d’un processeur Kryo 64 bis à quatre cœurs, d’un coprocesseur graphique Adreno 530, d’une puce de traitement numérique du signal Hexagon 680, d’une puce de traitement de l’image Spectra et d’un modem X12 LTE (4G).

Le Kryo, qui est fabriqué par Samsung avec son procédé de deuxième génération 14 nm (14 LPP), se veut un compromis entre les deux cœurs d’une puce A9 d’Apple aux 8 cœurs préférés par Samsung ou MediaTek. Ses performances seraient le double de celles de son prédécesseur.

Pareillement, le coprocesseur graphique Adreno 530 aurait des performances 40 % supérieures, et un rendement énergétique 40 % supérieur à la génération précédente.

 

Lancement

Il y a quelques jours, l’entreprise lançait le produit à New York.

Peu d’informations nouvelles ont été présentées. La vitesse maximale des cœurs du Kryo sera de 2,2 GHz. Le coprocesseur graphique Adreno 530 est compatible OpenGL ES 3.1.

Qualcomm affirme que ce SoC haut de gamme consomme 30 % de moins que son prédécesseur, dans des conditions normales d’utilisation.

Le modem consommerait 15 % de moins que son prédécesseur. Il supporterait en 4G une vitesse de téléchargement de 600 Mbps, et une vitesse de téléversement de 150 Mbps (4 g Cat 12/13). En Wi-Fi, le modem est aussi compatible avec le standard 802.11ad (WiGig).

Tim McDonough, vice-président en charge du marketing, affirme que l’on verra des Snapdragon 820 dans des smartphones, des tablettes et de nombreux appareils comme des voitures, des casques de réalité virtuelle ou des drones. Plus de 60 produits utilisant le SoC seraient confirmés. Les premiers smartphones intégrant la puce seront disponibles au premier semestre 2016.

 

Dernière chance ?

Ce processeur est-il celui de la dernière chance pour Qualcomm ?

Après avoir dominé de la tête et des épaules le marché des SoC pour smartphones et tablettes, Qualcomm connaît une année difficile, avec la renégociation forcée de des accords de licence en Chine, et un Snapdragon 810 si mauvais (problèmes de surchauffe) que Samsung lui a préféré ses propres puces dans sa gamme Galaxy S6.

Aujourd’hui dans le haut de gamme, Apple conçoit ses propres puces Ax, et Samsung vient de présenter l’Exynos 8 Octa 8890.