Suite aux pressions de l’actionnaire activiste Starboard Value, Yahoo avait décidé de placer ses parts d’Alibaba, le géant du commerce en ligne chinois, dans une entité séparée, Aabaco, afin d’augmenter la valeur pour les actionnaires.

Depuis longtemps, la valeur de Yahoo sur le marché est inférieure à celle de sa participation de 15 % dans Alibaba, ce qui donne une valorisation négative à son cœur de métier, ses sites Web, son moteur de recherche et ses applications mobiles.

Après avoir été retardés, la création d’Aabaco et le transfert de la participation dans Aliba devaient se concrétiser début 2016.

Mais l’Internal Revenue Service, le FISC américain, a refusé de prédéterminer si le transfert de la participation de Yahoo dans Alibaba dans une nouvelle entité serait exonéré d’impôt. La transaction pourrait coûter au moins dix milliards de dollars en taxes.

Du coup, Starboard Value a changé d’avis, et demandé au conseil d’administration d’évaluer la procédure inverse : garder la participation dans Alibaba, et se séparer du cœur de métier de Yahoo. Le sort de la participation dans Yahoo Japon est incertain.

D’après plusieurs sources comme CNBC et le New York Times, une annonce officielle de Yahoo est imminente. Depuis l’article de CNBC, le cours de l’action Yahoo a augmenté de 3 %.

Lowell McAdam, le CEO de l’opérateur mobile Verizon Communications, qui a racheté AOL, un concurrent de Yahoo, a affirmé lors de la conférence Ignition qui s’est tenue mardi, qu’il considérerait le rachat des activités Internet de Yahoo si elles étaient à vendre.

Depuis l’arrivée de Marissa Mayer à la tête de Yahoo en 2012, le chiffre d’affaires et les bénéfices de Yahoo n’ont cessé de diminuer. De nombreux dirigeants clé ont quitté la firme, et les actionnaires s’impatienteraient. Depuis quelques semaines, le cabinet McKinsey conseille la direction de Yahoo sur la transformation du modèle d’affaires.