Une nouvelle réglementation du Conseil Suprème du Cyberespace de l’Iran donne un an aux entreprises étrangères de messagerie mobile pour stocker dans le pays toutes les données et toutes les activités liées à des citoyens iraniens.

D’après l’IRNA, l’agence de presse officielle, ces mesures sont inspirées des recommandations et des inquiétudes du dirigeant suprême, l’ayatollah Khamenei.

Particulièrement visée est Telegram, une entreprise dont la messagerie mobile a été conçue dès l’origine pour être sure, et qui est indépendante et sans publicité. Du coup, elle est très populaire en Iran où elle est utilisée par plus de 20 millions de personnes, soit un quart de la population.

En novembre 2015, des administrateurs des groupes de Telegram avaient été arrêtés pour avoir distribué ‘un contenu immoral’.

Dans un pays qui bloque déjà l’accès aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, on peut s’inquiéter des répercussions sur la sécurité, la vie privée et la liberté.

Les entreprises de messagerie n’ont pas encore réagi.