Snapdragon X16

Alors que la standardisation de la 5G n’est pas attendue avant juin 2018, Qualcomm se positionne déjà sur le segment de la 5G NR (New Radio), et notamment de la 5G NR Non-Standalone, ancrée dans la 4G/LTE.

Dans un premier temps, le concepteur de puces propose des solutions de connectivité à 1 gigabit par seconde en 4G.

Lors du Qualcomm 4G/5G Summit, qui se tient au Ritz Carlton de Hong Kong du 17 au 19 octobre, Qualcomm a présenté pour la première fois le modem Snapdragon X16 LTE, annoncé en février dernier.

En exploitant l’agrégation de porteuses et les antennes MIMO 4×4, le modem peut recevoir simultanément 10 flux de données sur seulement trois porteuses de 20 MHz, pour une capacité de 1 Gbps en téléchargement (catégorie 16) et 150 Mbps en téléversement (catégorie 13).

Ce modem équipe déjà le nouveau routeur mobile Netgear MR1100, le premier appareil 4G de classe gigabit à être disponible commercialement.

Il sera intégré dans un futur système sur une puce (SoC) Snapdragon pour smartphones.

 

Snapdragon X50

Pour la 5G, Qualcomm a annoncé le Snapdragon X50, son premier modèle 5G.

Dans un premier temps, il ne sera compatible qu’avec la bande des 28 GHz (bande mmWave). Avec l’agrégation de 8 porteuses de 100 MHz, il pourra atteindre un débit de téléchargement de 5 gigabits par seconde.

Les fréquences mmWave ont une portée très courte. Il aura fallu des années à Qualcomm pour développer les technologies qui surmontent certaines de ces difficultés. Contrairement aux modems 4G, qui se contentent de quelques antennes, le X50 utilise une grille d’antennes.

En période de transition vers la 5G, il n’y aura pas assez d’antennes pour assurer une couverture complète.

C’est pourquoi le Snapdragon X50 est également compatible avec les modems gigabit 4G: dès qu’un appareil mobile sortira de la couverture limitée d’une antenne 5G, il pourra se connecter de facon transparente à un réseau 4G gigabit.

Car d’après Qualcomm, les consommateurs pourraient ne pas supporter le passage d’une vitesse de 5 gigabits par seconde à une vitesse de quelques centaines de mégabits par seconde.

Les premiers échantillons sont prévus pour le deuxième semestre 2017, et les premiers produits commerciaux l’intégrant sont attendus pour le premier semestre 2018.