Amazon va devoir rembourser 70 millions de dollars pour les achats en jeu non autorisé des enfants

Amazon a trouvé un accord avec la FTC sur les achats dans les applis par des enfants.

La Federal Trade Commission avait poursuivi en justice le géant du commerce en ligne en 2014, l’accusant d’avoir facturé illégalement à des parents les achats non autorisés « In-App » (achats en jeu).

Souvent, les enfants utilisent des jeux gratuits sur le smartphone ou la tablette de leurs parents, mais procèdent à des achats dans le jeu sans réelle compréhension de la somme, et sans l’autorisation de leur parent.

C’est le cas car Amazon ne demande aucune autorisation pour procéder aux achats, comme un numéro de carte de crédit, un code PIN ou un mot de passe.

Dans un jeu gratuit où les enfants peuvent nourrir des poissons, quand il ne reste plus de nourriture virtuelle il faut en racheter. À des prix aussi astronomiques que scandaleux, comme une recharge à 100 $.

Des parents se sont ainsi retrouvés avec des factures de plusieurs milliers de dollars.

Les achats In-App sont disponibles sur Amazon depuis novembre 2011. Amazon prend une commission de 30 % sur tous les achats.

En violation des lois américaines, Amazon permet des achats illimités d’objets virtuels sans l’accord des parents ou du propriétaire du compte utilisé.

Des documents internes ont montré que dès décembre 2011, des employés d’Amazon s’inquiétaient de la non-demande d’autorisation parentale. Et pourtant, Amazon n’a jamais rien fait depuis pour changer un système qui lui rapportait beaucoup d’argent.

En avril 2016, une cour fédérale de district imposait à Amazon de payer. Mais Amazon avait fait appel, tout comme la FTC, car la décision aurait permis à Amazon de continuer à offrir des achats en jeu.

L’accord de ce jour met fin à ces appels. Les parents floués entre novembre 2011 et mai 2016 pourront bientôt se faire rembourser entièrement par un programme de remboursement à mettre en place par Amazon.

Cet accord est similaire aux accords de la FTC avec Apple et Google, portant également sur les achats en jeu effectués par des enfants, sans vérification de l’accord parental, dans le Google Store et l’Apple AppStore.