Au cours de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de Vivendi, qui s’est tenue aujourd’hui à Paris, Vincent Bolloré, qui a été renouvelé en qualité de membre du Conseil de surveillance, puis renommé à sa présidence, a évoqué la situation de Canal+ France.

Il a affirmé qu’en mars, le nombre de nouveaux abonnés a dépassé le nombre de désabonnements.

Canal+ France perdait des abonnés depuis 2012. Son offre a été refondue en octobre 2016, avec l’abandon de la politique d’abonnement unique.

Le groupe a confirmé son objectif de doublement du nombre d’abonnés payant de Canal+ en France, et parié que les objectifs d’économies de 300 millions d’euros d’ici 2018 seraient dépassés.

L’OPA hostile sur Gameloft, a donné envie au groupe d’aller plus loin dans les jeux vidéo, ce qui passera peut-être par des acquisitions externes.

Le groupe se rend peut être également compte que la vente de sa participation dans Activision-Blizzard a été un impair majeur, tant stratégique que financier, qui coûte des milliards de plus-values manquées à ses actionnaires.

Enfin, Vivendi espérerait toujours un dénouement positif en Italie, où son ambition originale était de prendre le contrôle de Mediaset Premium pour mieux contrer Netfix.

Toutefois, ses décisions unilatérales ont fortement déplu aux actionnaires de Mediaset.

Et Le 21 avril 2016, le régulateur italien des communications a donné un an à Vivendi pour se mettre en conformité avec la loi, qui interdit à une entreprise de disposer d’une part de marché importante à la fois dans les télécommunications et les médias. Ce qui est le cas de Vivendi avec ses participations dans Telecom Italia et Mediaset.