Après l’échec monumental des Google Glass auprès du grand public en 2012, pour des raisons de prix élevés (plus de 1 500 $ HT), de bogues, de non-respect de la vie privée des personnes filmées et enregistrées par les ‘Glassholes‘, et de l’autonomie minime, Alphabet annonce Google Glass Enterprise Edition.

Ce n’est pas une surprise : deux mois après l’annonce par Google de l’arrêt de la commercialisation de la Google Glass, nous écrivions que Google n’abandonnait pas pour autant le projet.

En 2015, le site Web dédié aux Google Glass fermait, avec la mention ‘Le voyage ne s’arrête pas là’.

Dès le début, des entreprises comme Boing achetaient des Google Glass Explorer, et les faisaient adapter à leurs besoins par des partenaires. Google a fini par s’en apercevoir et à s’intéresser à ces consommateurs, lançant le projet Glass At Work.

Google a amélioré les lunettes pour les rendre plus solides et les rendre compatibles avec les lunettes à verres correcteurs. Depuis janvier 2015, cette nouvelle version est utilisée en entreprise : production industrielle, logistique ou santé et d’autres secteurs de l’économie.

Les Google Glass permettent de travailler avec les deux mains tout en ayant recours à des vidéos de formation, des images avec des instructions, ou des listes de contrôle.

DHL affirme que ses employés équipés de Google Glass ont une productivité supérieure de 15 % par rapport à ceux qui n’en ont pas.

Dans ces conditions, le lancement de la Google Glass Enterprise Edition n’en est pas vraiment un. Il s’agit de se rappeler au bon vouloir des entreprises, et d’officialiser la disponibilité en volume des Google Glass auprès des partenaires, qui commercialisent directement les lunettes.

Alphabet n’est pas seule sur ce marché: Microsoft s’y intéresse, avec les HoloLens et la plateforme Windows Mixed Reality.