Le groupe Finlandais Rovio Entertainment Ltd, fondé en 2003 à Helsinki, vient d’annoncer son intention de lancer une introduction en Bourse sur Nasdaq Helsinki Ltd, sans fournir de dates précises.

Il est connu pour sa franchise ludique Angry Birds, lancée en 2009 et depuis téléchargée 3,7 milliards de fois, ainsi que la franchise éponyme de films d’animation.

Rovio ambitionne de lever 30 millions d’euros en nouvelles actions sur la base d’une valeur d’entreprise de 2 milliards d’euros. L’actionnaire principal, Trema International Holdings B.V., vendrait une partie de ses actions, tout en gardant une majorité.

Trema International Holdings B.V détient 70 % du capital de Rovio. La holding appartient à Kaj Hed, l’oncle des fondateurs de Rovio.

Pour justifier la valorisation élevée, Rovio met en valeur la croissance du chiffre d’affaires du premier semestre de 94 % par rapport à l’année précédente à 152,6 millions d’euros, et un EBITDA de 39,9 millions contre 11 millions il y a un an, ainsi que la valeur de la marque.

Les détracteurs remarqueront que Rovio a eu bien du mal à s’adapter aux changements de l’industrie du jeu en ligne, et au passage du jeu payant au jeu freemium à partir de 2011. Ce n,’est qu’à partir de 2016 avec le lancement du film 3D et de nouveaux jeux que Rovio a repris le chemin de la croissance.

On se rappellera qu’Activision Blizzard a racheté King Digital Entertainment PLC pour 18 $ l’action, bien en deçà du cours d’introduction en Bourse de 22,5 %, n’ayant pas réussi à trouver un successeur à son blockbuster Candy Crush.

L’an dernier, le Chinois Tencent Holdings a acquis une participation majoritaire dans Supercell, l’autre géant finlandais des jeux vidéos, pour 7,6 milliards d’euros.

L’industrie du jeu mobile profite de marges bénéficiaires très élevées, mais souffre de la volatilité des joueurs. Il est remarquablement difficile, pour un éditeur de jeux, de garantir le succès d’un jeu à long terme, tout comme d’enchaîner les succès.