Suite aux pertes colossales de sa filiale du nucléaire aux États-Unis, la survie du groupe Toshiba est en jeu.

Pour compenser les pertes, Toshiba doit se séparer de son fleuron, Toshiba Memory Corporation. La vente a toutefois un aspect politique, puisque le pouvoir japonais ne souhaite pas que l’entreprise tombe dans n’importe quelle main, et un aspect émotionnel, puisque Toshiba s’est brouillée avec son ancien partenaire WDC.

Le groupe a déjà manqué deux dates butoir fixées par ses banques, et risque d’être radié de la cote.

Les rumeurs sur le rachat de Toshiba Memory Corporation ne cessent de se répandre, et elles sont contradictoires.

Le quotidien japonais Nikkan Kogyo Shimbun affirme que Toshiba va vendre sa filiale au consortium mené par WDC, pour 2 billions de yens, soit 15,3 milliards d’euros.

En plus de Western Digital Corporation, le consortium est composé d’abord de Innovation Network Corporation of Japan (INCJ), un fond souverain japonais, ainsi que la Development Bank of Japan (DBJ)

La décision serait annoncée le 13 septembre, et le contrat signé le 20 septembre.

WDC obtiendrait 15 % des droits de vote.

L’agence de presse Reuters semble contredire le Nikkan.

Si Toshiba espérait bien signer un accord avec WDC d’ici mercredi, l’entreprise japonaise n’aurait pas réussi à s’entendre avec WDC.

Toshiba espérerait donc trouver un accord, d’ici la semaine prochaine, avec le consortium mené par Bain Capital LP et SK Hynix INC.