En décembre 2015, Gemalto, Orange, la RATP et la SNCF annonçaient la création, avec le soutien du Ministère des Transports et le ministère de l’Économie, de l’industrie et du numérique, de la jeune pousse commune Wizway Solutions pour proposer une solution universelle, simple et sécurisée de billettique virtuelle mobile compatible avec le standard Calypso.

Un service rendu possible par la technologie de communication en champs proche (NFC), compatible avec la plus de 80 % des smartphones vendus en France, et l’ubiquité de ces derniers : plus de 93 % des Français de plus de 12 ans possèdent un téléphone mobile.

D’après une étude menée par Wizway, un tel service est souhaité par 74 % des possesseurs de smartphone. 78 % des Français y voient un moyen de ne plus perdre ou oublier leur titre de transport à la maison. 73 % estiment que c’est un gain de temps et 62 % pensent que cela permettrait de fluidifier l’accès aux transports en commun.

L’usager ne doit pas s’inquiéter de l’état de charge de son mobile, puisque même éteint ou déchargé, il peut valider son transport. L’utilisation de la solution est simple : il suffit de présenter son téléphone au portillon ou au contrôleur pour le valider, à chaque étape d’un trajet, quel que soit le moyen de transport compatible emprunté.

Wizway Solutions a déjà signé un accord avec l’Union des Groupements d’achat public (UGAP) : les Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) des collectivités intéressées peuvent désormais bénéficier de la solution Wizway sans nouvelle procédure d’appel d’offres.

En juin 2017, la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS) est devenue le premier opérateur de transport à intégrer la solution de billettique, avec une phase pilote en juillet et un lancement prévu à l’automne.

Il y a quelques jours, Île-de-France Mobilités le syndicat des transports de la région Île de France, a annoncé la dématérialisation des titres de transport dans les smartphones et le choix de Wizway Solutions. 41 millions de trajets sont effectués chaque jour par les usagers Franciliens.

Une expérimentation à l’échelle régionale sera lancée au second semestre 2018, et le lancement est prévu à l’été 2019. À terme ce service pourra être utilisé par 3 millions d’usagers.