Un porte-parole de Uber confirme que l’entreprise a conclu un accord avec SoftBank et Dragoneer sur un investissement. D’après lui, l’accord serait un vote de confidence fort pour le potentiel à long terme de l’entreprise.

SoftBank Group et Dragoneer Investment Group mèneraient un consortium d’investisseurs pour acquérir pour environ un milliard de dollars d’actions à la valorisation actuelle (près de 70 milliards de dollars).

Ce consortium va également lancer dans les prochaines semaines une offre de rachat d’actions de 9 milliards de dollars auprès des investisseurs existants, sur la base d’une valorisation inférieure.

D’après des sources de Bloomberg, les négociations auraient duré des semaines.

Dans le cadre de l’accord, Benchmark Capital aurait accepté de suspendre temporairement son action en justice contre Travis Kalanick, fondateur et précédent CEO de Uber, et de l’abandonner quand l’investissement sera réalisé et les réformes de gouvernance entérinées.

En échange, Kalanick aurait donné au conseil d’administration un droit de regard sur la personne élue au siège du conseil d’administration qu’il contrôle, si jamais il devenait à nouveau vacant.

Comme SoftBank est un investisseur majeur dans Ola et Grab, deux des principaux concurrents internationaux de Uber en Inde et en Asie du Sud Est, il pourrait faciliter une alliance avec eux.

Uber, une entreprise sans foi ni loi de VTC et de taxis, en train d’être réformée, est une machine à pertes, avec des pertes cumulées dépassant les 9 milliards de dollars.

Il nous semble que son modèle d’affaires n’est toujours pas validé, alors que le statut juridique de ses conducteurs reste incertain, tout comme la légalité de certains de ses services, dans de nombreux pays – elle risque de perdre Londres par exemple – et que l’entreprise qui affirme gagner de l’argent sur ses marchés établis, n’explique pas le paradoxe des pertes qui s’amassent.