Microsoft acquiert PlayFab, une jeune pousse qui offre une plateforme dorsale complète pour développer, lancer et faire croître des jeux vidéo connectés.

Les outils de PlayFab sont utilisés aussi bien pour les jeux sur PC que sur console ou sur mobile.

PlayFab a été lancée il y a quatre ans par un vétéran des jeux vidéo, James Gwertzman, CEO, et par un spécialiste des services dans le nuage, Matt Augustine, CTO, tous deux anciens employés de Microsoft.

La plateforme facilite la transition de l’industrie d’un marché de boîtes de jeu à un marché de jeux dématérialisés nécessitant une solide infrastructure de serveurs et de services pour l’hébergement et les opérations.

Cette plateforme dorsale fournit des services pour engager et retenir les joueurs et des moyens de gagner de l’argent, avec une durée de vie de plusieurs années.

Aujourd’hui, la plateforme est exploitée par 1 200 jeux pour un total de plus de 700 millions de joueurs et le traitement de 1,5 milliard de transactions par jour.

Si la technologie est utilisée par des studios indépendants comme Fluffy Fairy, Nvizzio, et Hyper Hippo, elle l’est également par des entreprises éminentes telles que Disney, NBC Universal, Wizards of the Coast, Nickelodeon, Bandai Namco, Rovio, et Capcom.

PlayFab va être intégrée à Microsoft Azure, qui offre déjà un certain nombre de services dans le nuage pour les éditeurs de jeux vidéo.

 

Plus d’un milliard d’habitants joue régulièrement aux jeux vidéo, une opportunité estimée à plus de 100 milliards de dollars par an par Microsoft.

Satya Nadella, le CEO de Microsoft, est plus intéressé par ce marché que son prédécesseur Steve Ballmer, ce qu’il a prouvé avec l’acquisition de Mojang, l’éditeur de Minecraft.

Il a récemment promu Phil Spencer vice-président exécutif du jeu.

Ce dernier doit trouver une solution pour combler le retard de la Xbox sur la Playstation 4 : la première aurait séduit 35 millions de clients et la deuxième 73 millions. D’après Polygon, cela s’expliquerait par le nombre bien plus élevé de titres exclusifs pour la console de Sony.

Une option pour Microsoft serait donc d’acheteur un ou plusieurs éditeurs de jeux vidéo pour rendre leurs tritres exclusifs à la Xbox.

Peut-être même le géant Electronic Arts, bien qu’on puisse émettre des réserves à cette hypothèse. En effet, EA gagne d’une part beaucoup plus d’argent sur PS4 que sur Xbox, et les propriétaires des licences qu’il exploite comme Disney ou FIFA n’autoriseraient probablement pas Microsoft à ne plus commercialiser ces titres, exclusivement, sur un marché amputé des deux tiers.