Le procès de Waymo, la filiale d’Alphabet spécialisée dans les véhicules autonomes, contre Uber, qu’elle accuse de vol de secrets industriels, n’aura duré que cinq jours.

WayMo affirme que l’un de ses ingénieurs clés, Anthony Levandowski, avait concocté en 2015 un plan avec Uber pour voler plus de 14 000 fichiers propriétaires à WayMo, dont le plan du Lidar.

Le lidar, ou télédétection par laser, est l’une des techniques clés des véhicules autonomes.

Levandowski avait lancé la jeune pousse Otto en quittant WayMo, pour la vendre quelques mois plus tard à Uber pour 600 millions de dollars.

Il fut alors en charge des véhicules autonomes de Uber (division Advanced Technologies Group), avant d’être rétrogradé, puis viré.

 

Uber trouve un accord à l’amiable avec WayMo, cédant 0,34 % de son capital en action à WayMo, et promettant de ne pas incorporer les secrets industriels de WayMo dans ses propres technologies.

Sur la base de la nouvelle valeur d’entreprise de Uber suite à l’injection de fonds de SoftBank, soit 72 milliards de dollars, la participation vaut 245 millions de dollars (200 millions d’euros).

L’accord a été trouvé juste avant que Levandowski soit appelé à la barre.

Dans un communiqué de presse, Dara Khosrowshahi, CEO de Uber, présente ses excuses à Alphabet, tout en affirmant qu’à sa connaissance, aucun secret industriel de WayMo n’a atteint Uber, et qu’aucune information propriétaire de WayMo n’a été exploitée par Uber.

Uber changerait la façon dont elle opère pour placer l’intégrité au cœur de ses décisions.

Ce qui semble bien difficile pour une entreprise qui n’a cessé de se moquer des lois et des régulateurs dans le monde entier depuis sa création.

WayMo ne souhaitait pas non plus faire traîner le procès, puisqu’elle exigeait à l’origine 1,86 milliard de dollars en dommages et intérêts.