Morphisec, une jeune pousse de cybersécurité qui s’autoproclame leader de la défense contre les cibles mouvantes, a annoncé la conclusion de son tour B de financement, avec la levée de 12 millions de dollars (10,5 millions d’euros).

Ont investi les investisseurs déjà présents Jerusalem Ventures Partners et Deutsche Telekom, ainsi que le nouvel entrant Orange Digital Ventures, le fonds d’investissement d’Orange.

Le siège de Morphisec se trouve à Beer Sheva, la Silicon Valley israélienne. L’entreprise a également des bureaux à Boston, Massachusetts.

Au cœur de la solution de protection de Morphisec se trouve une technologie brevetée nommée Moving Target Defense. Il s’agit d’une DLL de 2 mégaoctets qui transforme l’environnement d’exécution en brouillant les structures internes d’un processus, ses appels aux fonctions et les adresses des librairies.

Chaque lancement est unique, par processus et par instance, ce qui rend la mémoire imprévisible.

Il s’agit d’une randomisation des images, comme elle existe sous Windows, mais dopée.

En outre, les ressources systèmes originales sont conservées et servent de leurre contre les logiciels malveillants.

Les attaques bloquées sont enregistrées dans un journal, et présentées dans le tableau de bord de Morphisec, et/ou un de gestion de la sécurité des systèmes d’information (SIEM) pour analyse criminalistique.

C’est donc une solution proactive de sécurité des appareils en bout de chaîne, contrairement à des systèmes généralement réactifs, comme les antivirus.