D’une année sur l’autre, le chiffre d’affaires d’Orange en 2017 est en hausse de 0,4 % à 41,1 milliards d’euros, et l’EBITDA ajusté progresse de 1,1 % à 12,8 milliards d’euros.

Pour la deuxième année consécutive, le chiffre d’affaires du groupe est en hausse. Pour la première fois depuis 2009, le chiffre d’affaires en France est en hausse – de 0,6 %.

Ces résultats sont salués par l’augmentation du cours de l’action, d’environ 1,76 % à 13,92 euros à la mi-journée.

Ces progressions sont largement dues aux performances du quatrième trimestre, avec 164 000 ventes nettes de fibre en France, 175 000 en Espagne, et 212 000 ventes nettes de contrats mobiles, soit près de deux fois plus qu’au quatrième trimestre 2016.

Au total, Orange compte 4,7 millions de clients fibre (2,0 millions en France pour un potentiel de 9,1 millions de foyers connectables) et 46 millions de clients 4G.

Les résultats de la division Entreprise se contractent en revanche en 2017, avec un chiffre d’affaires en baisse de 1 % à 7,2 milliards d’euros, et un EBITDA ajusté en recul de 2,3 % à 1,3 milliard d’euros.

Le Conseil d’administration confirme le versement d’un dividende de 0,65 euro en 2017, proposera à l’asemblée générale 2019 le versement d’un dividende de 0,70 euro en 2018. Il renouvelle le mandat de Stéphane Richard comme administrateur d’Orange dans la perspective de son renouvellement en tant que Président du Conseil d’administration pour une période de quatre ans.

Pour 2018, Orange confirme ses objectifs annoncés le 7 décembre 2017: croissance de l’EBITDA ajusté supérieure à celle de 2017, des dépenses d’investissement de 7,4 milliards d’euros – contre 7,2 en 2017 et 7,0 en 2016, tout comme le maintien de l’objectif d’un ratio dette nette/EBITDA ajusté des activités télécoms autour de 2x à moyen terme pour préserver la solidité financière d’Orange et sa capacité d’investissement.

Durant la conférence téléphonique, Stéphane Richard a réitéré que le groupe n’avait pas d’acquisition en tête en France pour 2018, qu’aucune discussion n’était en cours, et que s’il y avait une consolidation du secteur, ce serait entre deux de ses concurrents, puisque sa trajectoire diffère désormais de celle de Bouygues Telecom, qu’Orange n’aurait pas les moyens d’acquérir SFR, et que Free n’est pas à vendre.