Evan Spiegel, le jeune CEO de Snap, a reçu 638 millions de dollars (518 millions d’euros) de rémunération en 2017, pour l’essentiel en options d’achat de titres.

D’après Dan Marcec, directeur du contenu d’Equilar, un cabinet d’études spécialisé dans la rémunération des dirigeants d’entreprise, il s’agit de la plus forte rémunération d’un dirigeant dans le monde depuis dix ans.

En comparaison, Tim Cook, le CEO d’Apple, avait reçu 136,5 millions en actions en 2016, et reçu 373 millions en options et actions de 2011 à 2016, avec la possibilité de gagner 360 millions de dollars supplémentaires d’ici 2021, en fonction du cours de l’action.

À la différence d’Apple, qui a rapporté d’immenses sommes à ses investisseurs, et qui produit d’énormes bénéfices année après année, 147,4 milliards de dollars de 2015 à 2017, Snap est une machine à pertes depuis sa création.

Rien qu’en 2017, Snap a perdu 3,45 milliards de dollars (2,79 milliards d’euros) pour un chiffre d’affaires de 825 millions de dollars (669 millions d’euros).

Spiegel est donc rémunéré d’un dollar tous les 5,40 dollars de pertes de l’entreprise.

Le cours de l’action Snap n’a pas progressé depuis son introduction en Bourse en mars 2017. Cette semaine, le cours a perdu 8 % suite au mécontentement de ses utilisateurs sur le lifting de son application mobile Snapchat.