Le Kin’yū-chō, le régulateur japonais des services financiers, a sanctionné sept échanges de cryptomonnaies afin d’améliorer la protection du consommateur, suite au vol de 430 millions d’euros de monnaies virtuelles chez Coincheck INC fin janvier.

Coincheck se présente comme l’échange leader de cryptomonnaies en Asie. Un pirate aurait utilisé des logiciels malveillants pour s’introduire sur le réseau de l’entreprise, voler une clé et retirer de la monnaie de portefeuilles numériques directement connectés à Internet.

Il s’agit du plus grand vol de cryptomonnaies, éclipsant même le vol de 362 millions de Mt Gox, également au Japon, en 2014.

Le régulateur a critiqué les échanges pour l’absence de systèmes internes de contrôles appropriés, et leur a ordonné d’améliorer leur gestion de risque et d’empêcher l’utilisation criminelle des monnaies numériques, notamment Tech Bureau.

Coicheck a jusqu’au 22 mars pour fournir un rapport sur les améliorations à adopter. L’échange a indiqué qu’il va rembourser 46 milliards de yens (352 millions d’euros) aux victimes du vol.

Bit Station et FSHO doivent cesser leurs opérations pendant un mois. Un employé de Bit Station a utilisé les bitcoins de ses consommateurs à ses propres fins.

En 201, le Japon a été le premier pays à réguler les échanges de cryptomonnaies. 16 établissements sont enregistrés, et 16 autres, dont Coincheck, ont l’autorisation d’exercer pendant que leur application est vérifiée.

Cinq des sept échanges sanctionnés font partie de la seconde catégorie. Ce qui remet en cause, pour certains politiciens japonais, leur autorisation d’exercer.

GMO Coin, l’un des deux échanges déclarés, est accusé de souffrir trop régulièrement de pannes systèmes, et de ne pas avoir analysé leur cause première.