Google renomme son système d’exploitation pour appareils mettables Android Wear en Wear OS.

Google justifie le changement de nom par le fait que Android Wear est en fait compatible avec Android comme iOS, et qu’un tiers des utilisateurs seraient des clients d’Apple. Le nom se devait de signifier cette neutralité.

Dennis Troper, directeur de la gestion de produits Wear OS de Google, annonce que l’on commencera à voir la nouvelle marque sur les montres et sur les applications dans les prochaines semaines.

 

Les mauvaises langues y verront le moyen de faire oublier un échec cuisant face aux montres connectées d’Apple et aux bracelets santé et forme d’autres fabricants indépendants.

Si Android Wear avait séduit en 2014 de nombreux fabricants souhaitant offrir une alternative à l’Apple Watch, ils étaient bien moins nombreux en février 2017 à lancer des produits compatibles avec Android Wear 2, une version décevante lancée très en retard.

Les espoirs placés dans cette nouvelle gamme de produits étaient trop élevés, les consommateurs n’ayant que faire d’une télécommande, fort chère, à leur poignet, pour contrôler leur smartphone ; ni d’un énième gadget dont il faut recharger les batteries en permanence.

Même Apple, qui s’en est bien tiré et qui est leader du marché, n’a pas réussi à lancer ce que beaucoup espéreraient être le successeur du smartphone.

Les produits qui ont su rester pertinents sont ceux qui se sont concentrés sur les fonctionnalités santé et forme, ou de mode : les mêmes qui existaient avant la « révolution » des technologies mettables.

 

La raison d’être de Wear OS est toujours d’offrir une solution aux entreprises menacées par le relatif succès de l’Apple Watch, notamment les horlogers suisses, pour commercialiser des produits concurrents.