Facebook implémente des raccourcis vers les options de confidentialité, regroupées de 20 écrans différents à un endroit central.

Des outils sont ajoutés pour trouver ses données, comme les billets, les réactions ou les commentaires, et pouvoir effacer les données que l’on ne souhaite plus voir apparaître sur le réseau social.

Enfin, Facebook a développé des outils pour que l’utilisateur puisse télécharger une copie de ses données, y compris les photos téléversées, les billets, etc. Soit pour en avoir une sauvegarde, soit pour déplacer ces données vers un autre service.

La communication de Facebook n’est pas tout à fait honnête. Elle laisse entendre à demi-mot que ces améliorations fort louables sont en réaction au scandale de Cambridge Analytica, et, d’après Mark Zuckerberg, en réaction aux demandes des utilisateurs.

Il n’en est rien : il s’agit tout simplement de se mettre en conformité avec le règlement européen sur la protection des données (GDPR/RGPD), qui impose d’ici mai 2018 de nouvelles contraintes aux entreprises et à leurs sous-traitants concernant le traitement des données à caractère personnel.

Le RGPD remplace la directive 95/46/CE, s’applique à toute organisation traitant les données personnelles de citoyens européens : non seulement les organisations européennes, mais aussi les organisations de pays tiers.

  • Voire comment les données personnelles sont utilisées, est lié au droit à l’accès (section II, article 15).
  • Effacer les données est lié au droit à l’oubli (section III, article 17).
  • Télécharger les données est lié au droit à la portabilité des données (section III, article 20).

Une fois n’est pas coutume, les clients américains et internationaux de Facebook peuvent remercier les politiciens de l’Union européenne.