D’après Bloomberg, Apple aurait l’intention d’utiliser ses propres processeurs, à la place de processeurs Intel, sur sa gamme d’ordinateurs Mac.

Depuis quelques années, Apple développe de plus en plus ses propres puces. Sa gamme de processeurs Ax est basée sur l’architecture ARM.

Le plan, nom de code Kalamata, ferait partie de la stratégie d’unification de ses plateformes : que les Macs, iPhones et iPads fonctionnent ensemble de manière homogène.

Un autre pilier de cette stratégie serait Marziplan, le nom de code d’un système permettant de lancer des applications iOS (iPhone et iPad) sur un ordinateur Mac sous macOS.

L’ironie est que cela prouverait que la stratégie de Microsoft était la bonne : une plateforme universelle pour ordinateur, tablette et téléphone. Inversement, on peut se demander si Apple pourra continuer à convaincre ses clients d’acheter à la fois des ordinateurs et des tablettes, si les systèmes d’exploitation et les processeurs sont les mêmes.

À l’annonce de cette rumeur, le cours de l’action Intel a immédiatement perdu plus de 9 %, avant de se stabiliser à -6,4 %. Apple est l’un des premiers clients du fondeur, et représente environ 5 % de son chiffre d’affaires.

Ni Apple, ni Intel, n’a souhaité commenter.

Notons que des rumeurs similaires circulent depuis plusieurs années.

D’un point de vue technique, il faudrait qu’Apple optimise ses processeurs pour faciliter l’émulation d’un processeur Intel – un travail similaire à celui effectué depuis près de deux ans par Microsoft et Qualcomm pour le portage de Windows sur les processeurs Snapdragon.

La dernière transition d’architecture de processeurs d’Apple date de juin 2006, quand Steve Jobs annonça le passage du PowerPC d’IBM aux processeurs Intel. À l’époque, Apple n’avait qu’un écosystème : celui des ordinateurs Mac.

Avec ses propres processeurs, Apple pourrait contrôler à nouveau son écosystème Mac, rendant presque impossible la fabrication de Hackintoshs, des ordinateurs PC qui font tourner le système d’exploitation macOS.

Réciproquement, il pourrait devenir plus dur de continuer à offrir une compatibilité avec Windows, ce qui pourrait affecter ses clients utilisant les deux systèmes d’exploitation sur leurs Macs.