SFR affirme être le premier opérateur en France à réaliser A) une connexion 5G grandeur nature, B) dans la bande de fréquence 3,5 GHz, C) atteignant un débit supérieur à 1 gigabit par seconde.

Comme on le voit avec toutes ces conditions, il est aisé de se targuer d’être le premier à avoir effectué un test 5G, ce dont les opérateurs ne se privent pas depuis 2017.

L’intérêt du test de la filiale d’Altice est d’utiliser un terminal pré commercial, donc très proche des équipements finis.

Le standard 5G, qui en est à sa 16e parution, ne devrait toutefois être définitivement adopté qu’en juin 2019, au plus tôt.

L’expérimentation dans le laboratoire SFR de Vélizy avec l’infrastructure et le terminal fournis par Huawei, a permis d’atteindre un pic de 1,6 gigabit par seconde.

SFR se préparerait à équiper les premières villes en 2019, avec un lancement commercial en 2020.

Le débit d’une connexion 5G devrait atteindre 1,4 gigabit par seconde, alors que l’on atteint 500 mégabits par seconde en 4G +, soit moins de trois fois mieux.

De notre point de vue, il s’agit bien d’une évolution, et non d’une révolution, comme tant d’opérateurs et de politiciens le martèlent depuis 2014.

On pourra ainsi diffuser des films en 4K, ce qui est strictement inutile sur un ordiphone ou même une tablette avec une taille d’écran limitée.

On est bien loin des débits de 10 gigabits par seconde à l’horizon 2020 promis en 2015.

Quant à la révolution pour les objets connectés, elle n’est pas sûre, pour une raison simple : les capacités de stockage nécessaires pour sauvegarder des flux de données transmis à cette vitesse sont gigantesques.

Aujourd’hui, la tendance est plutôt à la périphérie intelligente (Intelligent Edge), où l’on déporte des capacités de traitement sur des objets : dans le cas de la télésurveillance par exemple, pourquoi envoyer des vidéos en continu dans le nuage si l’on peut les traiter et détecter les anomalies localement ?