Reuters affirme que Ant Financial Services Group est en train de clore un tour de financement de 10 milliards de dollars (8,6 milliards d’euros), sur la base d’une valeur d’entreprise de 150 milliards de dollars (129 milliards d’euros), soit deux fois et demie plus que lors du dernier tour en 2016.

En comparaison, la capitalisation boursière de Goldman Sachs est inférieure à 100 milliards de dollars, et celle de BNP Paribas, la plus grande banque européenne, est inférieure à 80 milliards d’euros.

Une valorisation de 150 milliards ferait d’Ant Financial, de très loin, la première licorne du monde. Le terme licorne caractérise une jeune entreprise qui n’est pas cotée en Bourse, mais dont la valeur est supérieure à un milliard de dollars.

Auraient participé à ce tour les fonds souverains de Singapour GiC et Temasek, le fonds souverain malais Khazanah Nasional, le de capital-investisseur Warburg Pincus et le capital-risqueur Sequoia Capital.

Notons que le Wall Street Journal avait annoncé cette levée, présentée comme imminente, le 10 avril, sur la même valorisation.

Ant Financial Services Group est la compagnie financière lancée par Alibaba il y a 7 ans, contrôlée par Jack Ma, et qui opère notamment Alipay, le premier service de paiement mobile du monde avec 520 millions d’utilisateurs. Son siège social se trouve à Hangzou.

En février, Alibaba a annoncé l’acquisition d’un tiers d’Ant tout en abandonnant l’accord de partage des profits avec l’affiliée.

L’entreprise viserait une introduction en Bourse en 2019, sans doute en Chine et à Hong Kong.

En Chine, Alipay perd des parts de marché contre des services domestiques rivaux comme WeChat Pay, le service de Tencent Holdings.

Ant tente de se développer, avec difficultés, à l’international. Son acquisition de l’entreprise américaine de transfert de fonds MoneyGram a été refusée par le Committee on Foreign Investment in the US.