La vente de Toshiba Memory Corp (TMC) au consortium K.K. Pangea (Pangea), annoncée en septembre 2017, est finalement close, avec des mois de retard, à cause des autorités antitrust chinoises qui ont pris tout leur temps pour accorder leur feu vert à la transaction, et parce que son ancien partenaire Western Digital n’a eu de cesse de la faire capoter.

Toshiba tentait depuis janvier 2017 de vendre TMC.

Le prix de vente est d’environ 2 trillions et 300 millions de yens (15,7 milliards d’euros).

Pangea est mené par Bain Capital Private Equity, avec des acteurs de premier plan de la technologie comme Apple, Dell Technologies Capital, Hoya, Kingston Technology, Seagate Technology, SK Hynix et… Toshiba.

Conformément à l’accord de vente, Toshiba a en effet réinvesti 350,5 milliards de yens (2,7 milliards d’euros) dans TMC pour environ 40,2 % des droits de vote.

D’un point de vue comptable, les résultats de TMC ne sont plus consolidés dans les résultats du groupe, et TMC est considérée comme une entreprise affiliée.

Toshiba Memory Corp était le joyau du groupe, un des leaders de la très lucrative industrie du stockage NAND.

Toshiba a dû s’en séparer à cause de la faillite de sa filiale américaine d’énergie nucléaire Westinghouse Electric Company. Le groupe avait besoin de liquidités pour compenser les pertes gigantesques de Westinghouse.

La vente sera comptabilisée à hauteur de 970 milliards de yens avant impôt (7,62 milliards d’euros) dans les résultats de son exercice 2018, ce qui va lui éviter d’être radié de la Bourse de Tokyo.

Avec cet investissement, Bain parie que le prix des mémoires flash de stockage va continuer d’augmenter. La prise de participation des entreprises américaines leur permet de s’assurer un certain approvisionnement, sur un secteur avec très peu d’acteurs du fait des coûts prohibitifs des usines de production.