Apple a mis à jour les critères d’examen des applications commercialisées dans l’App Store, pour interdire explicitement le minage de monnaies virtuelles sur quelque appareil Apple que ce soit.

Le minage est une opération qui permet de vérifier, d’enregistrer et de sécuriser les transactions dans la chaîne de blocs, c’est-à-dire la base de données distribuée et réputée infalsifiable exploitée par la monnaie virtuelle. C’est une opération très intensive en capacité de calcul, qui est rémunérée par des frais de transaction et des pièces nouvellement créées.

Jusqu’ici, il était juste mentionné que les applications étaient autorisées à faciliter les transactions virtuelles dans la mesure où elles l’effectuaient en conformité avec les lois fédérales et nationales applicables dans les territoires où les applications fonctionnent.

Mais mi-mars, Apple retirait l’application Calendar 2 de l’éditeur Qbik de l’App Store, qui offrait des options supplémentaires en échange de minage en arrière-plan. Alors que l’application mentionnait l’utilisation de 10 à 20 % des capacités de la machine pour le minage, des utilisateurs se seraient plaints d’une utilisation de 40 % ou plus, tout comme des démarrages inopinés du minage.

C’est sur la base de l’alinéa 2.4.2 des critères qu’Apple avait interdit l’application : pour utilisation excessive de ressources.

Voici notre traduction des nouveaux critères pour l’App Store :

3.1.5 (b) Cryptomonnaies :

(i) Portefeuilles : les applications peuvent faciliter le stockage de monnaies virtuelles à condition qu’elles soient fournies par des développeurs inscrits en tant qu’organisation.

(ii) Minage : les applications ne peuvent miner des cryptomonnaie que si le minage ne s’effectue pas sur l’appareil (par exemple, dans le nuage informatique).

(iii) Échanges : Les applications peuvent faciliter les transactions ou les transmissions de cryptomonnaie sur un échange approuvé, à condition qu’elles soient offertes par l’échange lui-même.

(iv) Offres initiales de jetons (ICO) : Les applications facilitant les offres initiales de jetons, les opérations à terme sur cryptomonnaie et les autres opérations de crypto-titres ou quasi-titres doivent provenir de banques établies, de maisons de courtage, de négociants à terme (FCM), ou d’autres institutions financières approuvées, et doivent se conformer à toutes les lois applicables.

(v) Les applications de cryptomonnaie ne doivent pas offrir de monnaie en échange de l’achèvement de tâches, telles que le téléchargement d’autres applications, l’incitation d’autres utilisateurs à télécharger, la publication sur les réseaux sociaux, etc.