La 3GPP a approuvé jeudi le standard de la 5G autonome, sur la base de la quinzième version des spécifications 5G.

Le standard 5G est constitué de deux standards : le standard non-autonome, qui s’appuie sur les réseaux 4G existants, et le standard autonome, qui n’a aucun lien avec la 4G.

Le premier a été voté en en décembre 2017, le deuxième vient d’être voté, ce qui est la dernière phase avant la commercialisation de produits et de services compatibles.

La 3GPP réunit sept organismes de normalisation des télécommunications, et compte pour membres à peu près tous les opérateurs de télécommunications ainsi que les fabricants de matériel du monde.

Il aura fallu trois ans de travail à plusieurs centaines d’ingénieurs pour définir le standard de la 5G. En mai, 1 500 experts se sont réunis en Corée du Sud pour finaliser la version 15.

Cette semaine, plus de 600 délégués d’entreprises mobiles ont participé aux sessions.

Le standard 5G est trop vaste pour être ratifié en une fois. C’est en fait la phase un du standard qui est ratifiée. La phase deux devrait être ratifiée l’an prochain, et une phase trois est prévue.

Comme l’Union européenne s’est laissée débordée sur la 4G, une technologie dominée par des pays comme la Corée du Sud, ses États-membres et la Commission ont lancé de nombreux partenariats public-privés pour promouvoir et développer la 5G.

Les politiciens européens vantent la 5G comme une nouvelle ère des télécommunications qui va rendre viable de nouveaux services à distance et développer l’économie : objets connectés, véhicules autonomes, cités et immeubles intelligents, réalité augmentée, industrie 4.0, divertissement en 4K, etc.

Ce qui reste à démontrer. À tout le moins, la 5G est une évolution de la 4G, et comme chaque génération, elle offre des débits plus élevés et des latences plus faibles.

La 5G pourrait concurrencer la fibre, à condition qu’elle couvre bien les territoires, et que les débits ne se dégradent pas trop à mesure que les réseaux se saturent.

Des débits de l’ordre de 1 gigabit par seconde sont attendus en 2020, ce qui est deux fois supérieur à la 4G + actuelle : on est bien loin des 10 gigabits par seconde promis en 2015 pour l’horizon 2020.