La jeune pousse parisienne Back Market, que l’on pourrait traduire par « retour sur le marché » vient de lever 41 millions d’euros de financement, lors d’un tour mené par le Groupe Arnault.

Fondée en novembre 2014 par Thibaud Hug de Larauze, Vianney Vaute et Quentin Le Brouster, c’est une plateforme de vente de produits électroniques reconditionnés, au premier chef les ordiphones (smartphones) – plus de 75 % du chiffre d’affaires.

L’entreprise a tissé un réseau de près de 170 ateliers et 70 usines partenaires spécialisé dans le reconditionnement d’appareils et de gadgets de haute technologie, la plupart en France.

Le client profite d’un prix 30 à 70 % moins cher que le neuf, d’une garantie de six mois ou plus, et de la satisfaction d’avoir un peu contribué à l’écologie en évitant qu’un produit assez toxique ne se retrouve dans une décharge, ou vaguement recyclé.

Les fournisseurs n’ont plus à chercher à commercialiser eux-mêmes leurs produits sur des places de marché comme eBay, ou développer leur propre site de vente – moyennant une commission de 10 %.

D’après Counterpoint Research, les appareils reconditionnés représentent 10 % des ventes globales d’ordiphones en 2017.

Le chiffre d’affaires de Back Market s’élève à 96 millions d’euros sur cinq marchés européens : la France serait à l’équilibre.

Le dernier financement intervient alors que la plateforme a été lancée aux États-Unis il y a trois mois.

Back Market avait déjà reçu 6 millions d’euros de financement des premiers investisseurs : Eurazeo, Aglaé Ventures et Daphni, qui ont également participé au dernier tour.

Le reconditionnement est à la mode, et des entreprises comme Apple ont lancé leur propre programme, d’abord aux États-Unis puis internationalement. Ce que l’on peut considérer soit comme une validation du concept de Back Market, soit comme une concurrence de premier plan.

Comme l’intérêt pour le client est l’achat d’un produit cher à meilleur marché, on peut supposer que Back Market est éminemment dépendante de l’iPhone.

La jeune pousse est également concurrencée par des reconditionneurs comme Certideal et Remade, qui ont fait le choix de leur propre place de marché.

Avec le dernier financement, Back Market veut doubler son effectif, actuellement de 80 personnes, développer une marque internationale, et vise 70 % du chiffre d’affaires hors de France d’ici 3 ans.