À l’initiative de Raimundas Karoblis, le ministre de la Défense de la Lituanie, pendant la session du Conseil des affaires étrangères de l’UE au Luxembourg, six États membres de l’Union européenne ont signé une déclaration d’intention sur la création d’une force d’EU Cyber Rapid Response Teams.

Cette force sera entraînée par des spécialistes de l’enquête sur les cyberincidents et par d’autres institutions de sécurité des pays participants.

Chaque participant devra pouvoir mettre à disposition à tout moment, dans le cyberespace ou dans le monde physique, une équipe qui se joindra aux autres pour enquêter ou neutraliser.

Une rotation des membres de la force sera effectuée deux fois par an.

L’intérêt d’une telle force est évident : la cybercriminalité ne connaît pas de frontière, elle augmente de 10 % par an, et les États membres s’inquiètent des répercussions de cyberattaques sur les infrastructures critiques, comme les centrales électriques, les infrastructures des forces de l’ordre ou des affaires étrangères.

Huit États membres vont participer : Croatie, Espagne, Estonie, Finlande, France, Lituanie, Pays-Bas et Roumanie. La Pologne devrait rejoindre la force prochainement, et quatre pays devraient la rejoindre avant la fin de l’année.

L’Allemagne, la Belgique, la Grèce et la Slovénie sont des observateurs.

La première activité de la force sera un exercice de cybersécurité en Lituanie cet automne.

Cette initiative est lancée dans le cadre de PESCO, Permanent Structured Cooperation, ou coopération structurée permanente, un dispositif du Traité de Lisbonne de 2007 pour relancer l’Europe de la Défense, en complémentarité de l’OTAN.