Spotify reste le leader incontesté de la diffusion en flux de musique dans le monde, mais l’écart se resserre rapidement aux États-Unis.

Si les deux concurrents ne divulguent pas leur nombre d’abonnés par pays, ils les rapportent aux distributeurs et aux maisons de disques.

C’est ainsi que d’après des dirigeants de l’industrie interrogés par le Financial Times, Apple aurait, début juillet, entre 21 et 21,5 millions d’abonnés payants aux États-Unis, et Spotify en aurait 22 à 22,5 millions.

Il y a un an, Apple comptait 13 millions d’abonnés dans ce pays, et Spotify 17 millions.

D’après les prévisions, Apple devrait rattraper Spotify aux États-Unis en août, et le dépasser à la fin de l’année, avec 27 millions d’abonnés contre 24 millions pour Spotify.

L’un des facteurs de cette réussite est clair : alors qu’Apple détient 15,6 % du marché mondial des ordiphones en volume au premier trimestre 2018, sa part de marché s’élève à plus de 44 % aux États-Unis.

Le rattrapage d’Apple serait encore plus rapide si l’on s’intéresse à la métrique du nombre d’écoutes.

Lors des premières 24 heures suivant sa sortie, l’album Scorpion de Drake, favori pour devenir l’un des plus grands succès planétaires de l’année, a été entendu 170 millions de fois sur Apple Music dans le monde, et seulement 130 millions de fois sur Spotify, qui compte trois fois plus d’abonnés globalement.

Le dernier nombre officiel d’abonnés payant dans le monde de Spotify est de 75 millions en mars. Celui d’Apple s’élève à 50 millions en mai, il est toutefois exagéré, puisqu’il prend en compte les essais gratuits.

Comme Spotify est une société cotée en Bourse depuis avril, la pression va s’accroître pour qu’elle augmente le nombre d’abonnés payants, et qu’elle devienne rentable. Depuis sa création il y a une dizaine d’années, l’entreprise suédoise n’a jamais gagné un sou, et même perdu des sommes considérables.