Jeudi, de nombreux avions de British Airways (BA) sont restés au sol à cause d’un incident impliquant « un fournisseur de systèmes d’information », occasionnant jusqu’à 15 heures de délais aux passagers.

Ce qui s’ajoute aux perturbations de mercredi, causées par une alerte incendie dans la tour de contrôle de l’aéroport de Heathrow.

D’après BA, l’incident informatique a été résolu dans la nuit, mais des délais sont toujours à prévoir.

Le fournisseur en question est Amadeus. Une mauvaise configuration du réseau serait à l’origine de la panne. Il a promis une analyse des causes fondamentales de l’incident.

Jamais deux sans trois : la compagnie aérienne vient d’annuler plus de 2 000 billets qui auraient été vendus trop bon marché par erreur les 11 et 12 juin 2018, s’attirant les foudres de ses clients.

BA aurait offert à chaque client concerné un remboursement intégral plus un bon d’achat de 100 livres.

Ces derniers sont toutefois très mécontents. Certains ont dû annuler au dernier moment des locations de vacances qui ne leur seront pas remboursées.

Il se peut que l’annulation des tickets soit illégale. Car dans de nombreux cas, le prix des billets n’était pas suffisamment bas pour que toute personne se rende compte qu’il s’agissait forcément d’une erreur.

Ainsi, un Londres-Tel Aviv à 195 livres (218 euros) n’est pas extraordinairement moins cher qu’un billet en promotion à 215 livres (241 euros) de la concurrence.

Même s’il s’avère que l’annulation était légale, BA aurait pu choisir d’honorer les billets pour son image de marque. En 2013, United Airlines, qui avait vendu des billets d’avion par erreur à zéro dollar, avait honoré les commandes.

La dernière panne informatique majeure de BA remonte à mai 2017, à cause d’une alimentation électrique. 75 000 clients s’étaient retrouvés bloqués lors d’un week-end de congés chargé.