Snap vient de publier ses résultats pour le deuxième trimestre 2018.

D’une année sur l’autre, son chiffre d’affaires augmente de 44 % à 262 millions de dollars (226 millions d’euros), et sa perte nette diminue de 20 % à -353 millions de dollars (-304 millions d’euros).

Snap, une machine à pertes qui n’a jamais gagné un centime depuis sa création en 2011, perd donc toujours 1,35 dollar pour chaque dollar de chiffre d’affaires.

Malgré cela, ses résultats sont supérieurs aux attentes des analystes financiers, et le cours de son action est en ce moment en hausse de 0,5 % avant l’ouverture de la Bourse.

Son CEO, Evan Spiegel, avait imposé une refonte de l’application, sans tenir compte de l’avis des utilisateurs, qui l’ont détesté à tel point qu’en février, une pétition demandant à Snap de supprimer la mise à jour avait recueilli 1,2 millions de signatures.

Mais Spiegel avait insisté que c’était pour le bien de l’application et refusé tout compromis. Le jeune milliardaire et CEO a bien du mal avec la réalité, puisque son entreprise est toujours décrite comme une entreprise de caméras, alors que la quasi-totalité de son chiffre d’affaires est issue de son application mobile Snapchat.

Des actionnaires qui lui votent une rémunération de 638 millions de dollars en 2017, la plus forte rémunération d’un dirigeant dans le monde depuis dix ans, alors que l’entreprise perd 3,45 milliards durant la même année, n’aide sans doute pas à retourner sur terre.

Durant le dernier trimestre, on sait maintenant combien la refonte a encore coûté à l’entreprise : 3 millions d’utilisateurs actifs quotidiens.