Le premier casque de réalité augmentée de la jeune pousse Magic Leap est en vente à Chicago, Los Angeles, Miami, New York et San Francisco, pour 2 295 dollars (1 980 euros) hors taxe en version de base.

Une version ‘Professional Development Edition’ avec un câble supplémentaire ‘pour hub’, et ce qui ressemble à un remplacement en 24 heures en cas de disfonctionnement, coûte 495 dollars (427 euros) de plus.

Le Magic Leap One affiche un tarif presque égal à celui du HoloLens de Microsoft, à destination des professionnels, mais nettement plus cher qu’un Oculus ou un HTC Vive, dont la cible est, comme pour le Magic Leap One, le grand public.

Les ventes seront exclusivement effectuées via un service appelé LiftOff, créé en partenariat avec la jeune pousse Enjoy. Le service livrera l’appareil, et le configurera pour la maison du client : une exception dans ce domaine.

Alors que la plupart des casques de réalité virtuelle ainsi que HoloLens de Microsoft proposent une option payante pour qu’un porteur de lunettes puisse exploiter leur casque, ce dernier devra impérativement mettre des lentilles de contact pour pouvoir utiliser le Magic Leap One.

Quand le HoloLens intègre tous les composants nécessaires dans le casque, le casque de Magic Leap est composé de trois parties : le casque, nommé Lightwear, un micro PC de forme ronde nommé Lightpack qui peut s’attacher au pantalon, contenant une puce NVIDIA Tegra X2, et un contrôleur sans fil.

Comme le HoloLens, sorti il y a deux ans, le champ de vue est limité – plus limité que celui des casques virtuels -, ce qui est une limitation majeure du produit. Son ratio d’aspect est le 4 :3, avec 40 degrés à l’horizontale et 30 degrés à la verticale.

L’illusion d’immersion est cassée par la vue périphérique dégagée de l’environnement.

Avec les deux yeux, un être humain possède un champ de vue de 200 degrés à l’horizontale et 135 degrés à la verticale.

Le meilleur casque grand public selon ce critère est actuellement le HTC vive, avec un champ de vue de 100 degrés horizontal et 110 degrés vertical.

Le casque pèse 325 grammes et le Lightpack 415 grammes.

La puce NVIDIA délivrerait une puissance comprise entre celle d’un ordiphone et celle d’un ordinateur . Il est équipé de 8 Go de mémoire vive, 128 Go de stockage (95 disponibles pour les applications), d’une connectivité Bluetooth 4.2 et Wi-Fi AC, d’un port USB-C, d’une prise audio 3,5 mm.

L’autonomie du casque serait de 3 heures, soit presque une heure de plus que l’Oculus Go ou le Lenovo Mirage Solo.

Le casque est livré avec quelques logiciels : un navigateur web, un jeu, une application pouvant faire apparaître plusieurs écrans, un logiciel de dessin, etc.

Les premiers tests sont pour le moins mitigé. Le casque offrirait un aperçu très imparfait de ce qui pourrait devenir le futur de la réalité augmentée.

Le casque peut faire apparaître des illusions en 3D très réalistes de dinosaures, mais qui est cassée par l’aspect statique, qui empêche de se diriger vers le dinosaure.

C’est bien peu par rapport aux nombreuses promesses de révolutions de cette start-up mystérieuse, et ne justifie aucunement les 2,3 milliards de dollars déjà investis.

On n’est pas vraiment étonné, puisque Magic Leap est une habituée de la communication au bord du mensonge, comme des vidéos truquées, ou des démonstrations consistant uniquement à placer un prototype sur la tête d’un dirigeant marketing.

Au final, on serait étonné que cette première version remporte un succès commerciable notable, ou remette en cause les offres d’Oculus, de HTC ou de Microsoft.