D’après Rob Joyce, ancien directeur de l’équipe de pirates d’élite de la NSA : Tailored Access Operations, qui s’exprimait à la DEF CON 26 à Las Vegas, quatre pays se distinguent pour le piratage d’États : la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord. Sans surprise, il omet de mentionner les États-Unis.

La Russie s’attaque sans cesse aux réseaux et aux infrastructures des États-Unis, la Chine est orientée vols de secrets industriels, l’Iran s’attaquerait surtout à l’Arabie Saoudite. La Corée du Nord se distinguerait par une excellente formation des pirates, et parce que ces derniers procèdent activement à des vols d’argent, l’un des seuls moyens pour les dirigeants d’amasser des valeurs étrangères, l’autre étant l’esclavage à l’étranger.

 


Un fonds de pension américain poursuit Oracle en justice pour avoir exagéré le chiffre d’affaires et l’attractivité de son nuage informatique, résultat en mars 2018 à la plus forte baisse journalière de son action, de plus de 9,5 %, après que le cabinet d’études Gartner condamne l’utilisation de coercition pour amener ses clients au cloud.

Oracle inciterait ses clients par tous les moyens à passer des licences perpétuelles aux abonnements, en les menaçant d’audits sur les licences sur sites et en exagérant les économies et le niveau d’automatisation qu’on peut espérer de son nuage.

 


L’agence d’information AP affirme que des applications de Google pour Android et pour iOS stockent la géolocalisation de l’utilisateur même quand ce dernier l’a explicitement interdit, ce qui pose de graves risques pour la vie privée. Google se réfugie derrière la description de ses services, qui serait juste.

L’AP a toutefois fait vérifier par l’Université de Princeton, que même lorsqu’une utilisatrice opte pour la pause de l’historique de localisation, sa géolocalisation continue d’être stockée par certains services au cours du temps, en contradiction directe avec l’affirmation de Google.

Une expérimentation avec un étudiant volontaire montre que, même avec l’option choisie, il est parfaitement possible de visionner sur une carte tous les endroits où il s’est rendu dans les derniers jours, avec une précision effrayante.

Effacer l’historique des localisations et s’assurer que les services de Google ne les pistent plus est beaucoup plus compliqué que cela devrait l’être. L’AP le décrit dans cet article.

 


Lenovo lance le ThinkPad P1, une station de travail mobile ultra-fine (1,78 cm) avec un écran de 15,6 pouces (Full HD ou 4K), une carte graphique NVIDIA Quadro P1000 ou P2000, et jusqu’à 64 gigaoctets de RAM et 4 téraoctets de stockage SSD, conçu pour la dernière génération de processeurs Intel Core et Intel Xeon.

Il sera intéressant de vérifier s’il est suffisamment bien équipé pour refroidir un Core i9, ce qui n’est pas le cas de la dernière génération des MacBook Pro.

Pour les clients aux besoins supérieurs, Lenovo lance le P72, un portable 17 pouces pouvant accueillir 128 gigaoctets de mémoire vive, 6 téraoctets de stockage et une carte graphique Quadro P5200.

Le site français de Lenovo ne répertorie pas encore ces nouveaux modèles.

 


Dans son étude 5G : The chance to lead for a decade, le cabinet de conseil Deloitte peint une image alarmante du retard des États-Unis sur d’autres pays, en particulier la Chine, sur la 5G. La 5G nécessiterait des investissements sur 10 ans. Il faudrait notamment ériger de nombreuses tours cellulaires supplémentaires. Or, depuis 2015, les États-Unis auraient investi 57 milliards de moins en infrastructure de télécommunication que la Chine, avec le développement de moins de nouveaux 20 000 sites, contre 350 000 pour la Chine.

Comme la plupart des cabinets d’études et des pouvoirs politiques, Deloitte affirme que la 5G va n’est pas seulement une extension de la 4G, mais qu’elle rendrait possible une nouvelle économie grâce à la connexion et l’interconnexion de milliards d’objets IoT.

Une affirmation qui, nous semble-t-il, reste à démontrer. Les prévisions d’objets IoT en utilisation ont été exagérées de telle manière ces dernières années qu’aucune n’est crédible. On attend toujours le début d’une amorce d’un commencement de « révolution IoT».

 


Elon Musk : un mensonge / une affirmation de trop ?

En publiant un tweet mardi dernier dans lequel le CEO de Tesla affirmait qu’il considérait sortir l’entreprise de la Bourse à 420 dollars l’action (20 % de plus que le cours de l’action) et que le financement était garanti, Musk a instantanément accru le cours de l’action de 10%.

Il a également attiré l’attention du régulateur, la SEC, qui veut savoir s’il est sérieux, s’il a des preuves que le financement est garanti, et pourquoi elle n’a pas été avertie en premier.

Une première action en justice a été lancée contre Musk et le conseil d’administration de Tesla, les accusant d’avoir menti sur le financement garanti, et d’avoir ainsi forcé les vendeurs à découvert à acheter des actions pour couvrir leurs marges.

Aujourd’hui, Musk écrit sur le blogue de Tesla qu’il aurait été approché plusieurs fois par le fonds d’investissement souverain de l’Arabie saoudite, qui souhaiterait acquérir une part de Tesla par transaction privée, comme couverture de risque sur l’évolution du pétrole, et qui soutiendrait l’entreprise si elle souhaitait sortir de la Bourse.

Il nous semblerait extraordinaire qu’une cour de justice ou qu’un régulateur accepte que ces vagues promesses soient assimilables à une garantie de financement, sans compter que de son côté, Reuters affirme que le fonds souverain de l’Arabie Saoudite n’a aucune intention de financer l’opération.

D’après Musk, les fonds nécessaires pour réaliser l’opération de privatisation ne s’élèveraient pas à 72 milliards, mais au plus un tiers de cette somme, puisque deux tiers des actionnaires actuels d’après ses estimations personnelles – seraient prêts à rester.

Le cours de l’action est redescendu à moins de 354 dollars, au lieu de se rapprocher des 420 dollars, signe que les investisseurs de Tesla ne pensent pas que Musk sera capable de sortir l’entreprise de la Bourse.