Le cours de l’action de NVIDIA chute de plus de 4 % à la suite de l’annonce de ses résultats pour le deuxième trimestre de son exercice 2019.

Pourtant, son chiffre d’affaires augmente d’une année sur l’autre de 40 % à 3,1 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) et son résultat net bondit de 89 % à 1,1 milliard (969 millions d’euros) : des résultats supérieurs aux attentes.

La baisse s’explique par une inquiétude sur les produits liés aux cryptomonnaies : alors que leur impact avait été jugé signifiant pour l’année en cours, NVIDIA estime finalement qu’ils n’apporteront aucune contribution dans le futur.

Par division, les ventes Gaming (GeForce) sont en hausse de 52 % à 1,80 milliard de dollars (1,58 milliard d’euros), poussés par les GPU Pascal pour les ordinateurs de bureau et les GPU mobiles Max-Q.

Les ventes de la division Professional Visualization (Quadro) augmentent de 20 % à 281 millions de dollars (247 millions d’euros).

Le chiffre d’affaires de la division Datacenter grimpe de 83 % à 760 millions de dollars (669 millions d’euros) grâce aux ventes des accélérateurs Volta, dont la Tesla V100 et les systèmes DGX.

Les ventes de la division OEM and IP (licences de brevets) sont en baisse de 54 % à 116 millions de dollars (102 millions d’euros) à cause de la demande plus basse pour les produits de minage de cryptomonnaie.

 


Comme nous l’avions prédit, les employés de Google sont choqués par la décision de l’entreprise de préparer en secret une version censurée de son moteur de recherche pour la Chine, nom de code Dragonfly.

Plus de 1 400 d’entre eux ont signé une lettre obtenue par le New York Times, qui stipule que le projet, et l’apparent empressement de l’entreprise à respecter les diktats de la censure chinoise « posent avec urgence des questions morales et éthiques ».

Ils exigent plus de transparence, un siège autour de la table et un engagement sur des processus clairs et ouverts.

Lors de la conférence hebdomadaire interne, le CEO de Google, Sundar Pichai, et Sergey Brin, cofondateur, ont été très évasif, Pichai se contentant d’affirmer que « si nous voulons bien exécuter notre mission, nous devons penser sérieusement à la façon de faire plus en Chine. »

 


Intel a confirmé à Techcrunch qu’elle avait acquis Vertex.AI, une jeune pousse de Seattle spécialisé dans les outils de compilation pour l’apprentissage automatique. L’équipe de 7 personnes rejoindra l’équipe de Movidius, une entreprise acquise en 2016, dans l’Artificial Intelligence Products Group de Intel. Des détails additionnels et les termes de la transaction ne seront pas divulgués.

 


Suite à l’enquête de l’Associated Press sur la géolocalisation dans les services de Google pour Android et iOS, Google a révisé la description fausse (mensongère ?) de l’historique de localisation, pour reconnaître que même si les utilisatrices et les utilisateurs mettent la localisation en pause, l’entreprise continue de les pister. La version française n’a toutefois pas encore été corrigée.

Avec cet aveu, l’entreprise pourrait s’exposer aux foudres de l’Union européenne sur le respect de la vie privée. Même aux États-Unis, l’entreprise est liée pendant 20 ans à un jugement convenu en 2011 avec la FTC, qui exige que Google ne trompe pas ses utilisateurs sur la façon dont elle protège leur vie privée.

 


Twitter énerve une fois de plus sa communauté en abandonnant du jour au lendemain ses anciennes interfaces de programmation (API), rendant ainsi toutes les applications tierces telles que Tweetbot et Twitterific inutilisables.

Des API, qui du reste, sont restées au stade bêta pendant une décennie…

Tout au long de son développement, Twitter est un cas d’école sur la façon de tromper les programmeurs tiers, et leur retirer les ressources ou les moyens de vivre de leurs innovations du jour au lendemain, sur un coup de tête.

C’est pourquoi les applications Twitter officielles sont toujours d’une pauvreté et d’une nullité crasse, 12 ans après la fondation de l’entreprise, des milliards de dollars de pertes cumulées et des milliards de stock-options aux employés.

En 2015, après des manigances similaires, Jack Dorsey, son CEO, avait écrit une lettre ouverte aux développeurs pour s’excuser et ‘relancer’la relation.

Encore une raison de ne lui faire aucune confiance, alors qu’il maintient contre vents et marées le compte d’Alex Jones un extrémiste américain qui invente des théories du complot tous les jours, tout en bloquant celui du premier lanceur d’alertes de Tesla, Martin Tripp, quelques minutes après une infraction supposée aux conditions d’utilisation.

 


Facebook offre 1 million de dollars pour la recherche en cybersécurité.

Jeudi, lors de l’USENIX Security Symposium à Baltimore, Maryland, Facebook a distribué 200 000 dollars de récompense à trois chercheurs en cybersécurité, pour son prix Internet Defense Prize.

Le premier prix, de 100 000 dollars, est attribué à Gertjan Franken, Tom Van Goethem et Wouter Joosen de l’Université de KU Leuven (Université Catholoique de Louvain), pour leur papier Who Left Open the Cookie Jar? A Comprehensive Evaluation of Third-Party Cookie Policies, qui dénonce l’utilisation abusive de cookies, source d’attaques et pistage par des tiers.

Le deuxième prix, de 60 000 dollars, est attribué à Mark O’Neill, Scott Heidbrink, Jordan Whitehead, Tanner Perdue, Luke Dickinson, Torstein Collett, Nick Bonner, Kent Seamons, et Daniel Zappala, Brigham Young University, pour leur papier The Secure Socket API: TLS as an  Operating System Service.

Le troisième prix, de 40 000 dollars, est attribué à Ronghai Yang, The Chinese University of Hong Kong, Sangfor Technologies Inc. ; Wing Cheong Lau, Jiongyi Chen, et Kehuan Zhang, The Chinese University of Hong Kong, pour leur papier Vetting Single Sign-On SDK Implementations via Symbolic Reasoning.

En plus de ces prix, Facebook a attribué 800 000 dollars de bourses le 8 août, sur des projets de recherche en cyberdéfense.

Alex Stamos, Chief Security Officer de Facebook, est à l’origine de cette initiative, qu’il a lancée il y a un an.

Le premier août, il a annoncé qu’il quittait Facebook le 17 août : il devient professeur et chercheur à l’Université de Stanford, Californie.

 


Diablo III, un jeu lancé par Activision Blizzard en 2012, a été porté sur la console de jeux Nintendo Switch. Cette version, nommée Collection éternelle, inclura le jeu plus les extensions Reaper of Souls et Rise of the Necromancer, et sera disponible avant la fin de l’année.

Des bonus exclusifs dans le jeu seront offerts pour la version Nintendo.

L’annonce officielle de cette version a été gâchée par un journaliste de Fobes, qui l’a publiée un jour avant la fin de l’embargo.

 


Après Martin Tripp, un second lanceur d’alertes après de la SEC sur Tesla se dévoile : Karl Hansen, employé du département de la sécurité, renvoyé récemment.

Il affirme qu’un employé de la Gigafactory de Tesla dans le Nevada, est impliqué dans un réseau massif de trafic de drogues, qui commercialise de la cocaïne et peut être de la méthamphétamine, pour le compte d’un cartel Mexicain de Sonoma.

Tesla aurait été informée par l’US Drug Enforcement Administration (DEA) en mai 2018, mais n’a toujours pas informé ses actionnaires.

Hansen, qui a enquêté sur les affirmations de la DEA, aurait corroboré des informations et vivement conseillé à Tesla de dévoiler ses trouvailles à la DEA et aux forces de l’ordre, ce que l’entreprise aurait refusé de faire.

Hansen affirme aussi avoir découvert que des matériaux bruts et du cuivre, ont été volés entre janvier et juin, pour un montant de 37 millions de dollars.

Tesla lui aurait demandé de cesser ses investigations et de ne pas informer les forces de l’ordre du vol. Il aurait été licencié peu après.

L’entreprise nie tout en bloc. On notera qu’en mai, un cadre de Tesla a affirmé dans le cadre d’un procès qu’il a été renvoyé après avoir informé les superviseurs qu’un de ses collègues volait des pièces détachées.