L’américano-finlandais Linus Torvalds reprend le contrôle du noyau Linux pour la version 4.19, après un exile auto-imposé d’un mois, annonce son remplaçant temporaire Greg Kroah-Hartman.

Après des années et des années de maltraitance des développeurs volontaires du système d’exploitation open source, il avait finalement, quasi miraculeusement, fini par comprendre que sa conduite n’était pas acceptable, provoquant une atmosphère délétère et des développeuses et des développeurs préférant jeter l’éponge.

Il avait alors pris du temps pour « obtenir de l’aide afin d’améliorer mon comportement et résoudre des difficultés dans mon outillage et mon workflow. »*

En même temps, l’équipe du noyau de Linux s’offre un nouveau code de conduite, dans lequel les contributeurs et les mainteneurs « s’engagent à rendre la participation au projet et à la communauté exempte de harassement pour tous, quels que soient l’âge, la taille, les handicaps, l’ethnicité, le sexe, l’identité et l’expression de genre, le niveau d’expérience, la formation, le statut socio-économique, la nationalité, l’apparence, la race, la religion, l’orientation ou l’identité sexuelle. »

Bien sûr, être responsable du noyau depuis presque trente ans comme Torvalds est difficile, car il faut parfois savoir dire non, à du code bogué, mal programmé, inutile ou dangereux.

 

* Traductions: Le Diligent