L’Information Commissioner’s Office (ICO), l’autorité britannique en charge de la protection des données inflige une amende de 500 000 livres (565 000 euros) à Facebook pour son incapacité à protéger les données personnelles dans l’affaire Cambridge Analytica.

Des dizaines de millions de personnes ont été affectées dans le monde, dont plus d’un million de citoyens du Royaume-Uni.

Cette amende est ridicule au regard des bénéfices de Facebook : l’ICO en aurait bien infligé une plus dissuasive, mais c’est déjà le maximum autorisé par la loi.

Elle aurait été beaucoup plus élevée si elle s’était basée sur le récent Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne : jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires de Facebook dans le monde.

« Nous considérons ces contraventions si sérieuses que nous avons imposé la pénalité maximale prévue par la législation précédente. »

tonne Elizabeth Denham, qui dirige l’ICO.

L’ICO avait fait connaître son intention en juillet. Facebook a eu la possibilité de répondre à la notification d’intention, la décision est désormais finale.

En France, on attend toujours des autorités autre chose que les habituelles déclarations d’intention.