Le 27 juin 2017, la Commission européenne a infligé une amende de 2,42 milliards d’euros à Google pour abus de position dominante sur le marché des moteurs de recherche en favorisant son propre service de comparaison de prix.

En vertu de la décision de la Commission, Google dû mettre un terme à son comportement illégal dans un délai de 90 jours et s’abstenir de toute mesure ayant un objet ou un effet identique ou équivalent.

En particulier, la décision enjoignit Google de respecter le simple principe d’égalité de traitement entre les services concurrents de comparaison de prix et son propre service, en leur appliquant les mêmes procédés et les mêmes méthodes de placement et d’affichage sur ses pages de résultats de recherche qu’à son propre service de comparaison de prix.

Jeudi, les dirigeants de 14 sites de comparaison de prix ont écrit à Margrethe Vestager, Commissaire européenne en charge de la concurrence, pour se plaindre que Google ne respecte pas la décision.

Depuis un an, Google a monté un système d’enchères comme remède. Mais ce ne serait pas le cas.

Tous les concurrents sont incités à parier presque tous leurs profits pour gagner les enchères, alors qu’elles ne coûtent rien à Google. Pour cette dernière, il ne s’agit que d’un exercice de comptabilité.

Ce qui n’est contrecarré en rien par la marge bénéficiaire auto-imposée de 20 % par Google : Google ne paie pas les enchères.

Comme pour les trois propositions précédentes de Google, toutes rejetées par le précédent commissaire Almunia, la visibilité des liens rivaux est sans intérêt. Tant qu’elle sera basée sur des enchères et non sur la pertinence, cela ne change rien que les places soient occupées par zéro, un ou plusieurs concurrents : Google est le principal bénéficiaire de tout profit dérivé de ces entrées.

Les participants utilisent donc peu le système d’enchères de Google, ce qui l’a alarmé. Elle aurait demandé aux agences publicitaires partenaires de Google Shopping Ad créer de faux services de comparaison de prix et de participer aux enchères, moyennant des rabais considérables et l’octroi automatique de la certification Google Certified CSS Partner.

 

La lettre est signée par :

Frédéric Lambert,
Fondateur et CEO, Acheter-moins-cher.com

Philipp Schrader,
CEO, Comparado (Preis.de)

Shivaun Raff et Adam Raff,
CEOs et co-fondateurs, Foundem

Dr Albrecht von Sonntag et Dr Philipp-Christopher Peitsch,
CEOs, Idealo

Paulo Pimenta,
CEO, KuantoKusta

Michael Röcker,
CEO, LionsHome

Nicklas Storåkers,
CEO, PriceRunner

Peter Greberg,
CEO, Prisjakt / PriceSpy

Doug Scott et Alex Major,
Fondateur et CEO, RedBrain.com

Bernd Vermaaten,
CEO, Solute (Billiger.de)

Nicolas Le Borgne
CEO, StyleLounge

Ben Kerkhof,
CEO, Vergelijk (Compare Group)

Dr Johannes Kotte et Robert Maier,
CEOs, Visual Meta (Ladenzeile / ShopAlike)

James Cunningham,
CEO et co-fondateur, Yroo