Neuf personnes et deux entreprises sont accusées d’avoir vendu illégalement la technologie d’écran flexible de Samsung Electronics à un rival chinois.

Le CEO d’un fournisseur de Samsung et huit de ses employés auraient reçu 15,5 milliards de wons (12,2 millions d’euros) de représentants d’une entreprise chinoise afin de transférer le savoir-faire de Samsung, d’après les procureurs de Suwon en Corée du Sud.

Les noms de l’entreprise et de ses employés n’ont pas été révélés.

Le pillage de propriété intellectuelle inquiète la Corée du Sud, alors que le pays investit des milliards dans des secteurs comme les puces mémoires et les écrans, afin de conserver un avantage compétitif sur la Chine.

Sur six ans, Samsung a investi 150 milliards de wons (environ 12 milliards d’euros) dans la technologie OLED.

Les écrans OLED incurvés sont l’un des signes distinctifs des ordiphones haut de gamme de Samsung.

Le fournisseur de Samsung en cause a transféré la technologie de lamination 3D ainsi que des équipements au rival chinois entre mai et août, en contravention d’un accord de confidentialité avec Samsung.

Il aurait vendu la technologie par suite de ventes en baisse. Son CEO aurait créé une fausse compagnie dirigée par sa belle-sœur. Il aurait fait construire les équipements dans une autre usine afin de ne pas attirer l’attention.

L’entreprise se serait fait prendre lors du chargement de matériels additionnels sur un bateau en partance pour la Chine.