L’opérateur télécom américain Verizon a annoncé lundi que 10 400 employés avaient accepté leur offre de départ volontaire.

L’entreprise, qui comptait plus de 150 000 employés à la fin du troisième trimestre, va se séparer d’eux, en fonction des besoins, en décembre, mars ou juin.

Elle va comptabiliser une charge de 1,8 à 2,1 milliards de dollars (1,5 à 1,8 milliard de dollars) au quatrième trimestre.

Aujourd’hui, on apprend pourquoi : elle va inscrire une charge exceptionnelle pour la perte de valeur de 4,6 milliards de dollars (4 milliards d’euros) d’Oath, son activité de publicité issue de ses acquisitions de AOL et de Yahoo. Soit près de la totalité de sa valeur…

Une brillante confirmation de l’observation statistique qui se vérifie depuis des décennies : la plupart des fusions et des acquisitions ne profitent qu’aux gestionnaires qui reçoivent de gros bonus à  leur signature.

Hans Vestberg, a été nommé CEO de Verizon en août pour remettre de l’ordre dans l’opérateur et le préparer pour la 5G.

Tim Armstrong, ancien CEO d’Oath et orchestrateur de la fusion, est parti en septembre.

En novembre, Verizon est réorganisé en trois unités : Verizon Business, Verizon Consumer et Verizon Media Group.